Le gouvernement béninois et ses partenaires assureurs ont remis, vendredi 7 août 2026 à Cotonou, un chèque de 561,8 millions de francs CFA aux producteurs agricoles victimes de pertes au cours de la campagne 2025-2026. Cette enveloppe doit compenser une partie des pertes de rendement enregistrées dans les filières rizicole et cotonnière.
En effet, ces derniers ont subi des pertes liées aux perturbations climatiques enregistrées durant la campagne agricole. Les indemnisations doivent être versées directement aux exploitants concernés afin de leur permettre de préserver leur activité et de préparer la prochaine campagne dans de meilleures conditions.
Lors de la cérémonie, le représentant des assureurs agricoles, Alfred Kpemavo, a souligné les progrès réalisés dans la mise en place de l’assurance agricole au Bénin. Il a estimé que ce mécanisme constitue désormais une réalité et un outil destiné à réduire l’impact des aléas climatiques sur les revenus des producteurs.
Le Luxembourg figure parmi les partenaires de ce dispositif. Stéphanie Afonso, chargée d’affaires de l’ambassade du Luxembourg au Bénin, a réaffirmé la volonté de son pays de poursuivre son accompagnement des programmes destinés à renforcer la protection des agriculteurs.
Le coton reste un pilier de l’agriculture béninoise
L’indemnisation arrive au moment où le coton occupe une place majeure dans l’économie agricole du Bénin. Le pays figure parmi les principaux producteurs de coton du continent et cette filière constitue une importante source de revenus pour les producteurs ainsi que de recettes d’exportation.
La progression de la production au cours des dernières années témoigne de l’importance prise par cette culture de rente. Les meilleures campagnes ont permis au Bénin de dépasser le seuil des 700 000 tonnes de coton-graine, alors que la production se situait autour de 137 000 tonnes au début des années 2010.
Le développement de mécanismes d’assurance vise ainsi à protéger les investissements réalisés par les exploitants face aux risques climatiques qui peuvent affecter les rendements.
Le riz reste confronté aux défis de la production
La filière rizicole demeure, de son côté, plus fragile. La production nationale de riz paddy s’est établie à 492 626 tonnes en 2023, soit une baisse de 6,2 % par rapport à l’année précédente.
Cette production reste insuffisante pour couvrir les besoins du marché. En 2024, le Bénin aurait importé 1,81 million de tonnes de riz pour une valeur de 428,5 milliards de francs CFA. Cette dépendance aux importations renforce les enjeux liés à la sécurisation de la production loca
