mardi 20 janvier 2026

Conseil de la paix : Trump dévoile ses intentions envers la France en cas de refus de Macron

Le président américain Donald Trump a déjà à l’idée ce qu’il va faire à la France si le président Emmanuel Macron n’accède à sa proposition d’intégrer son pays comme membre permanent du Conseil de la paix pour Gaza.

Comme a son habitude, il a menacé, lundi 19 janvier, d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français, en réaction au refus du président Emmanuel Macron de rejoindre son « Conseil de la paix ». Dans l’entourage du chef de l’État français, ces menaces ont suscité une vive réprobation et ont été jugées « inacceptables ».

Lundi soir, Donald Trump a évoqué cette mesure punitive devant des journalistes à Washington. Selon lui, cette hausse spectaculaire des taxes vise à exercer une pression directe sur son homologue français afin de le pousser à intégrer l’instance qu’il souhaite mettre en place sous l’appellation de « Conseil de la paix ».

Interrogé sur le refus pressenti d’Emmanuel Macron, confirmé plus tôt par l’entourage du président français, Donald Trump a réagi avec virulence. « Il a dit cela ? Personne ne veut de lui, puisqu’il sera bientôt sans mandat », a-t-il lancé avant d’ajouter : « J’imposerai des droits de douane de 200 % sur ses vins et champagnes, et il rejoindra le Conseil de la paix, même s’il n’y est pas obligé ».

Du côté français, la position demeure ferme. La France, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, a indiqué qu’elle n’envisageait « aucune suite favorable » à ce stade. L’entourage d’Emmanuel Macron a souligné auprès de l’AFP que cette initiative « soulève des interrogations majeures, notamment sur le respect des principes et de l’architecture des Nations unies, qui ne peuvent en aucun cas être remis en question ».

Un milliard de dollars pour un siège permanent

Donald Trump ambitionne la mise en place d’un « Conseil de paix » placé sous son autorité directe et conçu comme une alternative aux Nations unies dans la gestion des conflits internationaux. Une « charte », transmise aux pays invités et consultée par l’AFP, détaille le fonctionnement de cette nouvelle structure.

Selon ce document, l’invitation à siéger au sein de ce conseil couvrirait une période de trois ans. L’obtention d’un siège permanent impliquerait, quant à elle, une contribution financière d’un milliard de dollars.

Cette nouvelle escalade verbale renforce les tensions diplomatiques transatlantiques, alors que le projet de « Conseil de la paix » continue de diviser sur la scène internationale.

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