Sur de nombreux réseaux sociaux comme Google, Facebook ou TikTok, les utilisateurs de plusieurs pays africains ne peuvent toujours pas monétiser leurs comptes. Un sujet qui, dans certaines capitales, reste loin des priorités gouvernementales. En Guinée équatoriale, en revanche, le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue a décidé de s’en saisir.
Le 3 avril 2026, sur X (ex-Twitter), il s’est exprimé sans détour. Pour lui, les créateurs de contenu doivent pouvoir gagner leur vie directement depuis leur pays, sans dépendre de plateformes ou de structures étrangères.
Des obstacles bancaires et administratifs
Pour mieux comprendre les difficultés rencontrées par les acteurs locaux, le vice-président a réuni plusieurs influenceurs et créateurs de contenu nationaux. Lors des échanges, ceux-ci ont pointé des obstacles majeurs, notamment des problèmes bancaires et administratifs qui compliquent la réception de leurs revenus, malgré un fort potentiel numérique en Guinée équatoriale.
Face à ces préoccupations, Teodoro Nguema Obiang Mangue a donné des instructions fermes aux banques ainsi qu’aux ministères concernés. Il leur a demandé de proposer, lors d’une prochaine réunion, des solutions concrètes pour faciliter les paiements digitaux. L’objectif est de mettre en place des systèmes sécurisés, conformes à la loi, et adaptés aux réalités locales, afin que les créateurs puissent percevoir leurs gains sans difficulté.
Par ailleurs, les autorités travaillent à l’élaboration d’une loi sur les services numériques. Ce texte vise à mieux organiser le secteur, à encadrer les activités des acteurs du digital et à favoriser son développement dans un cadre structuré.
Pour assurer le suivi de ces réformes, une commission interministérielle a été créée. Elle sera chargée de veiller à l’avancement des mesures et à leur application effective.
À travers cette initiative, le vice-président entend offrir aux jeunes Guinéens la possibilité de vivre de leur talent, tout en faisant du numérique un véritable levier de croissance économique pour le pays.

