La Côte d’Ivoire renforce son potentiel aurifère avec la découverte d’un gisement estimé à 115 tonnes d’or à Boundiali, dans le nord du pays. Identifié après deux années d’exploration par la compagnie australienne Aurum Resources, ce projet pourrait devenir un nouveau pilier de l’industrie minière ivoirienne.
La prochaine étape consiste à réunir les financements nécessaires à la construction de la mine. Le coût du projet est évalué à 503 millions de dollars. Selon le calendrier annoncé, les travaux pourraient démarrer avant la fin de l’année, sous réserve de la mobilisation de cet investissement.
La phase de production est ensuite envisagée à partir du premier semestre 2028, avec un objectif estimé à six tonnes d’or par an. La concrétisation de ces ambitions dépendra donc de la capacité de l’entreprise à sécuriser les fonds requis et à respecter les différentes étapes de développement du site.
Cette découverte à Boundiali s’ajoute à une série de projets aurifères de grande envergure. Les gisements de Tanda-Iguela et de Doropo, ainsi que la mine Koné, participent à cette progression.
La mine Koné a notamment enregistré une première coulée de 42 kilogrammes d’or le 26 septembre 2026, selon les informations rapportées dans le texte d’origine.
Ces projets réflètent les ambitions des autorités ivoiriennes de développer davantage l’exploitation des ressources minières et de renforcer la contribution du secteur à l’économie nationale.
Les chiffres de production témoignent de l’évolution rapide de l’industrie aurifère ivoirienne. Entre 2011 et 2025, la production nationale est passée de 12 tonnes à 59,4 tonnes, soit une multiplication par près de cinq.
Avec ses ressources estimées à 115 tonnes, Boundiali pourrait contribuer à prolonger cette progression si le projet entre effectivement en production. Le défi reste désormais de transformer le potentiel géologique en exploitation industrielle, tout en assurant le financement et la réalisation des infrastructures nécessaires.

