La mairie de Cotonou prévoit de consacrer une part majeure de ses ressources aux investissements en 2027. Adopté à l’unanimité par le Conseil communal, le budget primitif de l’exercice s’élève à 72,4 milliards de FCFA. Plus de 74 % de cette enveloppe iront aux investissements, soit une progression de 47,54 % par rapport à 2026. À l’inverse, les dépenses de fonctionnement reculent de 6,44 %, selon les données communiquées par la municipalité.
Ce premier budget de la mandature 2026-2033, conduite par le maire Luc Gnacadja, traduit une volonté de privilégier les équipements et les infrastructures de proximité. Il intervient après une tournée de consultations menée du 5 au 9 octobre dans les treize arrondissements de la ville.
Au cours de ces rencontres, le maire affirme avoir recueilli les préoccupations des habitants. Trente-huit priorités ont été retenues, autour de l’éclairage public, de la voirie, de l’assainissement, de l’éducation et de l’accès aux soins.
La comparaison avec l’exercice précédent fait ressortir un changement dans la répartition des dépenses. Les crédits d’investissement augmentent de 47,54 %, tandis que les charges de fonctionnement diminuent de 6,44 %. Plus de 74 % du budget 2027, soit au moins 53,6 milliards de FCFA, sont ainsi orientés vers les investissements.
Cette évolution traduit le choix de la nouvelle équipe municipale de donner la priorité aux projets de développement plutôt qu’aux dépenses courantes. Luc Gnacadja résume cette orientation par une formule : « Nous empruntons pour bâtir, jamais pour payer notre fonctionnement ».
Des projets dans les treize arrondissements
Dans le détail, la municipalité prévoit un milliard de FCFA pour l’éclairage solaire et plus de 1,2 milliard pour la voirie. Le secteur éducatif figure également parmi les priorités. Les interventions annoncées concernent la construction de nouvelles salles de classe, l’achèvement de chantiers interrompus, la clôture des établissements et l’aménagement de toilettes adaptées.
La mairie veut aussi préparer les grands travaux des années 2028 et 2029. Des études sont prévues pour les collecteurs d’assainissement, le pavage de voies, les passerelles de Hindé, le marché Saint-Michel, l’école d’Agbodjèdo et certains centres de santé.
L’objectif affiché par le maire est de lancer au moins une action visible dans chaque arrondissement dès 2027.
Pour financer ses ambitions, la municipalité entend également améliorer le recouvrement de ses ressources propres. Un audit de l’Inspection générale des finances sur les recettes non fiscales a formulé 48 recommandations. Leur mise en œuvre doit renforcer la traçabilité des opérations et la mobilisation des recettes communales.
Luc Gnacadja assure qu’aucun chantier ne sera annoncé sans budget précis ni terrain sécurisé. Il reconnaît toutefois que certaines demandes des habitants, comme la construction de commissariats ou de certains centres de santé, relèvent directement de l’État. La mairie promet de porter ces dossiers auprès du gouvernement.
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