Crise énergétique mondiale : le pétrole s’envole alors que l’opération américaine dans le détroit d’Ormuz patine

Lundi, premier jour de l’opération « Project Freedom » lancée par Donald Trump pour rouvrir le détroit d’Ormuz, les prix du pétrole ont atteint des sommets inédits cette année. Malgré les efforts américains, le trafic maritime reste au point mort et les marchés tremblent, a rapporté CNN.

Le Brent, référence mondiale, a terminé la séance lundi à 114,4 dollars le baril, son plus haut niveau depuis janvier. Une hausse de 5,8 % en une journée. Ce mardi, les prix ont légèrement reflué (–1,1 % à 113,4 dollars), mais la tension reste extrême. Côté américain, le WTI recule de 2,1 % à 104,3 dollars le baril.

Aux États-Unis, le prix moyen du gallon d’essence a bondi à 4,46 dollars, contre 2,98 dollars avant la guerre. Si le blocage persiste, Andy Lipow, président de Lipow Oil Associates, prévoit un pic à 5 dollars le gallon, un seuil plus vu depuis juin 2022 (5,02 dollars après l’invasion russe de l’Ukraine).

« Project Freedom » : un démarrage poussif

L’objectif de l’opération américaine a pour but de briser l’embargo de fait imposé par l’Iran sur ce détroit stratégique par où transitaient 20 % du pétrole mondial avant le conflit. Résultat lundi, seulement quatre navires ont été guidés à travers la voie maritime, contre plus de 120 par jour en temps normal, selon S&P Global Market Intelligence.

La situation s’est encore aggravée lundi. Des frappes américaines ont détruit plusieurs bateaux iraniens, et des navires commerciaux ainsi qu’un terminal pétrolier émirati ont été touchés. Pire, Donald Trump a refusé de confirmer si le cessez-le-feu de quatre semaines était toujours en vigueur. Les échanges de tirs entre Washington et Téhéran menacent de faire basculer la région dans un conflit ouvert.

L’entrée en guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a provoqué une crise énergétique sans précédent. Les alliés américains en Europe et en Asie subissent de plein fouet la flambée des prix du carburant et une inflation galopante. Et si le détroit d’Ormuz reste fermé, les conséquences pourraient être bien plus graves encore.

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