dimanche 18 janvier 2026

Donald Trump veut faire payer un milliard de dollars aux pays qui souhaitent rester au Conseil de paix

Selon un projet de charte consulté par l’agence Bloomberg, les pays désireux d’obtenir ou de conserver un siège permanent au sein du Conseil de paix pour Gaza devront désormais verser une contribution minimale d’un milliard de dollars. Cette demande d’argent, proposée par Donald Trump, représente un grand changement dans la façon de gérer ce nouvel organisme international.

D’après les informations relayées, ce Conseil de paix aurait vocation à superviser la stabilisation de la bande de Gaza après la fin des hostilités, en coordonnant les efforts sécuritaires, humanitaires et de reconstruction. Mais l’accès à cette instance stratégique ne relèverait plus uniquement de critères diplomatiques ou politiques. La capacité financière des États deviendrait un élément central de sélection.

Le principe défendu par le président américain repose sur une logique assumée de « responsabilité financière ». Selon ses proches, les pays appelés à peser dans les décisions liées à Gaza devraient démontrer un engagement concret, notamment par une contribution massive au financement de la sécurité et de la reconstruction du territoire. Selon ses promoteurs, le milliard de dollars serait donc un moyen de faire entrer le Conseil dans la crédibilité et l’efficacité.

Cette orientation suscite déjà de nombreuses réactions au sein de la communauté internationale. Plusieurs diplomates estiment que cette exigence risque d’exclure de facto de nombreux pays, en particulier ceux du Sud, pourtant directement concernés par les équilibres géopolitiques du Moyen-Orient. Certains y voient une tentative de réserver la gouvernance de Gaza à un cercle restreint de puissances financières, au détriment d’une approche multilatérale plus inclusive.

D’autres observateurs estiment que cette proposition s’inscrit dans la continuité de la vision transactionnelle de Donald Trump en matière de relations internationales. Durant sa présidence, il avait déjà conditionné l’engagement des États-Unis au sein de plusieurs organisations ou alliances à une participation financière accrue des partenaires.

Pour l’heure, le projet de charte reste à l’état de document de travail et n’a pas encore fait l’objet d’une adoption officielle. Des négociations devraient s’ouvrir entre les pays intéressés, alors que la question de la gouvernance de Gaza demeure l’un des dossiers les plus sensibles sur la scène internationale.

Si cette proposition venait à être entérinée, elle redéfinirait profondément les règles d’accès aux instances de paix, en consacrant l’argent comme un critère décisif du pouvoir diplomatique.

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