Le président américain Donald Trump affirme avoir obtenu de Vladimir Poutine une augmentation importante des livraisons de diesel destinées aux marchés américain et international. Dans un message publié vendredi 9 octobre sur son réseau social Truth Social, le président américain a indiqué avoir eu un échange « très fructueux » avec son homologue russe, Vladimir Poutine.
Selon Trump, Moscou s’est engagé à fournir immédiatement plus de 300 000 tonnes de diesel au marché américain et au marché mondial. Une annonce qui intervient alors que les cours de l’énergie connaissent de fortes fluctuations depuis plusieurs mois.
L’augmentation des prix des carburants, tant aux États-Unis qu’à l’étranger, s’explique en partie par un contexte géopolitique tendu, notamment la guerre contre l’Iran qui, d’après le texte de l’annonce, se poursuit depuis huit mois.
En Russie, les attaques ukrainiennes répétées contre les infrastructures pétrolières ont également perturbé le secteur. Moscou a ainsi prolongé un moratoire sur ses exportations de diesel, instauré à la fin du mois de juillet. Selon un analyste texan cité dans le texte d’origine, cette mesure aurait retiré du marché près de 800 000 barils de diesel par jour.
Dans ce climat d’incertitude, le pétrole a de nouveau franchi le seuil des 100 dollars le baril, accentuant les inquiétudes sur les coûts de l’énergie.
Trump évoque de nouvelles livraisons en novembre
Le président américain a également présenté un calendrier de livraisons supplémentaires. Il a annoncé 500 000 tonnes additionnelles au cours du mois de novembre, puis un million de tonnes dans la période suivante. Trump a par ailleurs évoqué la possibilité de livrer trois millions de tonnes de diesel dans un délai relativement court, sous réserve de l’état des raffineries russes.
Cette annonce intervient quelques jours après une autre déclaration du président américain. Le 2 octobre, il affirmait que les pays européens avaient accepté de libérer une quantité importante de leurs stocks de diesel. Emmanuel Macron avait, de son côté, évoqué une libération progressive sur quatre mois, susceptible d’atteindre 100 millions de barils.
La question des prix des carburants représente également un enjeu intérieur pour Donald Trump. À l’approche des élections de mi-mandat prévues en novembre, le coût de l’énergie pèse sur le débat politique américain, alors que les républicains cherchent à préserver leur position.
Le président américain avait déjà établi un lien entre la hausse mondiale du diesel et la guerre en Ukraine, qu’il présentait comme l’une des principales causes de cette flambée.
Reste à déterminer dans quelle mesure les volumes annoncés seront effectivement livrés et quel effet ils pourraient avoir sur les marchés. La mise en œuvre de cet éventuel accord entre Washington et Moscou sera déterminante pour apprécier sa portée économique.

