samedi 7 février 2026

Filière cajou : le Bénin se classe deuxième en Afrique de l’Ouest

En 2025, le Bénin a enregistré une avancée majeure dans la transformation de la noix de cajou. Le pays a doublé le volume d’amandes exportables et s’est établi comme le deuxième contributeur à la croissance de la filière en Afrique de l’Ouest.

Selon les chiffres officiels, le pays a transformé 50 000 tonnes de noix de cajou en amandes prêtes à l’exportation, contre seulement 13 000 tonnes en 2020. Cette performance résulte d’une politique gouvernementale volontaire. Depuis avril 2024, le Bénin interdit toute exportation de noix brute. Cette mesure stricte, plus ferme que celle de ses voisins, assure l’approvisionnement des industries locales et permet au pays de récupérer une plus grande part de la valeur ajoutée.

Au cœur de cette réussite se trouve la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), située à 45 kilomètres de Cotonou. Cette plateforme moderne transforme les noix brutes en amandes prêtes pour l’exportation, offrant au Bénin un avantage sur le marché ouest-africain et renforçant sa compétitivité régionale.

La progression du Bénin s’inscrit dans une Afrique de l’Ouest dynamique. En 2025, la production d’amandes issues de la noix de cajou dans la région a augmenté de 51 %, pour atteindre 732 000 tonnes. La Côte d’Ivoire conserve sa position dominante avec 82 % de la production régionale d’amandes, mais le Bénin se distingue en dépassant le Nigéria, dont la production a reculé de 17 % pour atteindre également 50 000 tonnes. Ce résultat confirme l’importance croissante du Bénin dans le développement industriel de la filière.

Malgré ces progrès, la transformation locale reste faible sur le continent. L’Afrique produit plus de la moitié de la récolte mondiale de noix de cajou, mais moins de 10 % bénéficie d’une transformation sur place.

Pour le Bénin, l’objectif des prochaines années consiste à maintenir ce rythme et à transformer l’intégralité de sa récolte nationale. La réussite de ce projet pourrait générer des milliers d’emplois, renforcer l’industrie locale et réduire la dépendance du pays aux fluctuations des prix des produits bruts sur le marché mondial.

Ainsi, grâce au développement de ses infrastructures, au soutien des industriels et à la mise en place de filières d’exportation compétitives, le Bénin peut consolider durablement sa filière cajou et s’imposer comme un acteur clé de la transformation en Afrique de l’Ouest.

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