Finances publiques au Bénin : le rôle clé des recettes fiscales et non fiscales

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Au Bénin, les recettes fiscales et non fiscales constituent le socle des ressources budgétaires, indispensables au financement des politiques publiques, au fonctionnement de l’administration et à la réalisation des investissements. Face à des défis budgétaires et à la nécessité d’une transformation structurelle de l’économie, l’amélioration de la mobilisation de ces ressources demeure une priorité stratégique.

Selon le document de politique nationale de financement du développement 2024-2033, la dette publique béninoise est passée de 49,2 % du PIB en 2021 à 46,3 % en 2023, grâce à une croissance économique robuste et à une meilleure gestion de la dette. Néanmoins, les marges budgétaires restent limitées. Le déficit budgétaire a atteint 6,5 % du PIB en 2021, avant de se réduire progressivement à 3,7 % en 2023, un niveau encore au-dessus du critère de convergence de l’Uemoa fixé à 3 %.

Les recettes fiscales, collectées principalement par la Direction générale des impôts (DGI) et la Direction générale des douanes (DGD), ont connu une croissance soutenue. Elles représentaient environ 11 % du PIB en 2021, en hausse par rapport à 10,5 % en 2020. Sur la décennie 2011-2021, les recettes publiques ont progressé en moyenne de 7,5 % par an, passant de 605,6 milliards à 1 277,7 milliards de F Cfa. Les recettes fiscales constituent environ 84 % du total des ressources publiques, avec une contribution majoritaire de l’administration fiscale.

Les recettes non fiscales, gérées principalement par la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique (DGTCP) et appuyées par d’autres institutions comme le Fonds national des retraites (FNRB) et le Fonds routier, ont également affiché une croissance dynamique, avec une progression moyenne de 15,7 % sur la même période. Ces ressources comprennent les produits financiers, redevances administratives et recettes exceptionnelles, renforçant la base budgétaire de l’État.

Cette amélioration résulte de réformes structurelles, notamment la modernisation de l’administration, la digitalisation des procédures fiscales, la télédéclaration et le télépaiement des impôts, ainsi que la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales. Les taux d’exécution budgétaire sont restés globalement conformes aux standards internationaux (95 à 105 % des prévisions).

Dans une dynamique de réforme fiscale alignée sur les enjeux de diversification des ressources et d’intégration régionale (Zlecaf, accords Cedeao-UE), la mobilisation accrue des ressources fiscales et non fiscales apparaît comme un instrument essentiel pour financer le développement et renforcer la résilience économique du Bénin.

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