Guinée : l’ARMP prépare une nouvelle feuille de route pour réformer les marchés publics à l’horizon 2031

La Guinée poursuit ses efforts de modernisation de la commande publique. À Dubréka, les 16 et 17 octobre 2026, l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) a organisé un atelier consacré au partage et à l’alignement autour du projet de Plan d’action stratégique 2026-2031. Les travaux portent également sur les recommandations issues de l’évaluation du système national des marchés publics selon la méthodologie MAPS II.

La rencontre a mobilisé des représentants des institutions publiques, des ministères, des structures chargées de la passation et du contrôle des marchés publics, ainsi que des partenaires techniques et financiers, du secteur privé et de la société civile. Cette démarche participative vise à établir une feuille de route commune pour améliorer le fonctionnement du système national de commande publique.

L’initiative s’inscrit dans la dynamique des réformes engagées par les autorités guinéennes pour renforcer la transparence, l’efficacité de la dépense publique et la bonne gouvernance.

En amont de l’atelier, le ministre secrétaire général de la présidence de la République, le général Amara Camara, avait reçu, le 15 octobre, plusieurs acteurs de la commande publique, en présence de représentants des partenaires techniques et financiers, du secteur privé et de la société civile.

À cette occasion, il les avait invités à privilégier la concertation, la complémentarité et la responsabilité collective pour faire avancer les réformes. Cette orientation s’inscrit dans la vision de modernisation de l’administration publique portée par le président de la République, le général Mamadi Doumbouya.

À Dubréka, les participants ont ainsi été appelés à examiner les orientations proposées, à confronter leurs analyses et à contribuer à l’élaboration d’un plan d’action partagé.

L’ARMP mise sur la transparence et la performance

À l’ouverture des travaux, le président du Conseil de régulation de l’ARMP, Almamy Sékou Camara, a rappelé le rôle stratégique de la commande publique dans la mise en œuvre des politiques publiques et le développement économique et social du pays.

Il a notamment insisté sur la nécessité de garantir la transparence, l’égalité de traitement des candidats, la libre concurrence, l’efficacité de la dépense publique et le respect des textes en vigueur.

Plusieurs priorités ont été mises en avant : le renforcement de l’intégrité, la dématérialisation des procédures, la professionnalisation des acteurs ainsi que la consolidation des mécanismes de contrôle, d’audit et d’évaluation.

Pour le président du Conseil de régulation, la réussite de cette réforme dépendra de l’appropriation des orientations retenues par l’ensemble des parties prenantes et de leur capacité à produire des résultats tangibles.

Le directeur général de l’ARMP, Dr Mohamed Diallo, a, pour sa part, souligné la nécessité de passer du diagnostic à l’action. Il est revenu sur l’évaluation du système guinéen des marchés publics menée en 2025 avec l’accompagnement de la Banque mondiale, dans le cadre de la méthodologie MAPS II.

Cet exercice a permis d’identifier les acquis, les insuffisances et les principaux défis du dispositif national, tout en formulant des recommandations destinées à orienter les réformes.

« L’enjeu aujourd’hui n’est donc plus seulement de disposer d’un diagnostic ou de recommandations, mais surtout de parvenir à les traduire en actions concrètes, cohérentes et réalisables », a souligné Dr Mohamed Diallo.

Selon le directeur général, la réunion des différentes parties prenantes doit permettre de construire une vision stratégique commune pour les cinq prochaines années. L’approche inclusive retenue vise également à intégrer les contributions des administrations, des partenaires au développement, du secteur privé et de la société civile.

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