lundi 12 janvier 2026

Le Burkina Faso réduit ses jours fériés pour renforcer son économie

L’Assemblée législative de transition (ALT) du Burkina Faso a pris une décision qui marque un tournant dans la gestion du calendrier national. Le 9 janvier à Ouagadougou, les députés ont adopté à l’unanimité une réforme qui réduit le nombre de jours fériés chômés et payés, passant de 15 à 11. Selon le gouvernement, cette mesure permettra à l’État de réaliser des économies annuelles estimées à 16,88 milliards FCFA, soit environ 30 millions de dollars.

Cette rationalisation vise principalement à améliorer l’efficacité de l’administration publique tout en dégagent des marges budgétaires face aux contraintes financières. La suppression de quatre jours chômés et payés augmente le temps de travail effectif et réduit le coût salarial indirect pour les structures publiques et parapubliques. L’objectif affiché est de concilier productivité et maîtrise des dépenses publiques, dans un contexte où la rigueur budgétaire s’impose.

La loi modifie également certaines règles sur les jours fériés. Elle supprime la disposition qui rendait automatiquement chômé et payé le lendemain d’un jour férié tombant un dimanche. La liste des jours fériés maintenus comprend désormais des dates symboliques comme le 1er janvier, le 8 mars, le 1er mai, le 15 mai, le 15 août, le 11 décembre, le 25 décembre, ainsi que les principales fêtes religieuses mobiles : Ascension, Maouloud, Ramadan et Tabaski.

Certaines journées historiques sont désormais classées en journées de commémoration et de recueillement, sans interruption du travail. Il s’agit du 3 janvier, du 5 août et du 15 octobre. Cette disposition vise à préserver la mémoire nationale tout en limitant l’impact économique des arrêts de travail.

La réforme s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation de l’action publique et de valorisation des traditions locales. Elle intègre notamment la Journée des coutumes et traditions le 15 mai, qui reconnait officiellement les valeurs endogènes et contribue à renforcer l’identité culturelle nationale. Avec cette mesure, le Burkina Faso cherche à équilibrer efficacité économique, mémoire historique et reconnaissance des valeurs sociales.

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