Le samedi 25 avril 2026 demeurera une date funeste dans l’histoire récente du Mali. Ce jour-là, une offensive coordonnée associant les djihadistes du JNIM et les rebelles du Front de libération de l’Azawad a ciblé plusieurs agglomérations. Les dégâts furent considérables, et le général Sadio Camara, ministre de la Défense, a perdu la vie. Mais dans ce contexte de crise sécuritaire et d’incertitudes, le Trésor public a tenu bon. Il a même réussi une performance remarquable sur le marché des titres publics de l’UMOA.
Le Mali souhaitait mobiliser 50 milliards de francs CFA. Au final, les souscriptions ont atteint 86,96 milliards FCFA, soit un taux de couverture de près de 174 %. Le Trésor a choisi de retenir 55 milliards, affichant une prudence raisonnable face à l’afflux des investisseurs. Un signal fort de confiance dans la signature financière de Bamako, à peine dix jours après les attentats.
Preuve de cette confiance retrouvée, des souscripteurs ivoiriens, burkinabè, sénégalais et bissau-guinéens ont participé à l’opération. Le Mali a lui-même contribué à hauteur de plus de 40 milliards FCFA.
Côté instruments, un BAT à 364 jours a permis de lever 13,64 milliards FCFA (5,12 % de rendement). Trois OAT ont complété le tableau que sont, 29,57 milliards sur 3 ans (7,9 %), 10,68 milliards sur 5 ans, et 1,1 milliard sur 7 ans (7,52 %). Une opération diversifiée qui témoigne de la résilience économique du pays, malgré un environnement régional et national toujours sous tension.
