Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé ce mercredi 18 février 2026 être parvenu à un accord avec le gouvernement nigérien dans le cadre des revues périodiques des programmes d’aide en cours. Une décision qui ouvre la voie au versement d’une nouvelle tranche de 91 millions de dollars.
Sur ce montant, 61 millions de dollars sont liés à la 8e revue du programme d’aide principal. Les 30 millions restants relèvent du Fonds pour la résilience et la soutenabilité (RSF), un mécanisme destiné à financer l’adaptation et la lutte contre le réchauffement climatique, grâce à des prêts à plus longue durée intégrant une période de grâce.
Izabela Karpowicz, responsable de la mission du FMI au Niger, a salué dans un communiqué les efforts des autorités nigériennes « pour mener les réformes » prévues, citant les progrès dans la lutte anticorruption, la transparence financière et le renforcement du système bancaire local. L’accord doit encore être confirmé par le Conseil d’administration du FMI dans les prochaines semaines.
Le FMI a mis en avant les bonnes performances économiques du Niger en 2025, avec une croissance de 6,9 %, portée par d’excellentes récoltes. L’inflation a ralenti à 4,5 % sur un an. L’institution anticipe une croissance de 6,7 % pour 2026, mais souligne toutefois, la situation fragile en raison de l’insécurité liée aux groupes jihadistes.(Al-Qaïda, État islamique, Boko Haram) et événements climatiques majeurs.
Un problème que la junte nigérienne, dirigée par le général Abdourahamane Tiani depuis le putsch de juillet 2023, peine à endiguer les violences qui frappent le pays, notamment dans l’ouest et le sud-est. Les défis sécuritaires restent un frein majeur à la stabilité et au développement.
