Le Conseil des ministres du Niger a validé le budget de l’État pour l’exercice 2026. Ce budget respecte le cadrage macroéconomique 2026-2028 ainsi que les orientations du Programme de la Refondation 2025-2029. Les autorités nigériennes placent leur stratégie sur des secteurs prioritaires comme l’agriculture, l’énergie et les mines.
Une hausse de la production pétrolière figure parmi les projections, tout comme le début de l’exploitation du gisement d’uranium de DASA à partir de 2026. La production d’or devrait également connaître une progression moyenne estimée à 5,2 % sur la période 2026-2028.
À Niamey, le Conseil des ministres, réuni sous la présidence du général Abdourahamane Tiani, a adopté le projet de loi de finances pour 2026 lors de la séance du 31 décembre dernier. Le document budgétaire s’inscrit dans le cadre du Programme de la Refondation couvrant les années 2025 à 2029 et repose sur la note de cadrage macroéconomique 2026-2028. Cette adoption intervient dans un environnement international caractérisé par des tensions géopolitiques, des incertitudes économiques et plusieurs crises régionales. Parmi celles-ci figure le différend opposant le Niger au Bénin dirigé par Patrice Talon.
Le projet de budget pour 2026 accorde une place centrale au secteur agricole. Les autorités comptent sur le programme d’appui à la campagne agricole et pastorale ainsi que sur la poursuite des grands projets d’irrigation et d’énergie. Ces orientations visent le renforcement de la sécurité alimentaire et le soutien à la croissance économique nationale, dans un contexte marqué par de fortes pressions extérieures sur les économies africaines.
Les perspectives de croissance reposent principalement sur plusieurs piliers stratégiques. Il s’agit notamment de l’augmentation de la production et des exportations de pétrole brut, du lancement de la production d’uranium par la SOMIDA dès 2026 et d’une hausse moyenne de 5,2 % de la production aurifère sur la période 2026-2028. Le budget prévoit également le développement de zones économiques spéciales, notamment agro-industrielles à Niamey et à Maradi, ainsi que des mesures destinées à soutenir la production nationale et les populations.
