
Le président malien, Assimi Goïta, a effectué une tournée au Niger et au Burkina Faso le 5 novembre 2026. Cette visite auprès des partenaires de l’Alliance des États du Sahel (AES) aurait notamment permis d’aborder les relations entre Niamey et Alger. Selon RFI, ce 6 novembre, le général Abdourahamane Tiani aurait assuré à son homologue malien que le rapprochement avec l’Algérie ne remettait pas en cause la solidarité entre les trois pays de la Confédération. Aucun communiqué officiel n’a été publié à l’issue des rencontres.
Les relations entre le Niger et l’Algérie ont connu une nette évolution en 2026, après une période de tensions. Les deux pays avaient rappelé leurs ambassadeurs en avril 2025, à la suite de la destruction d’un drone malien revendiquée par Alger. Les représentants diplomatiques ont finalement regagné leurs postes en février 2026.
Les 15 et 16 février, lors de sa visite à Alger, Abdourahamane Tiani avait obtenu des assurances de son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune, sur la reprise des travaux du gazoduc transsaharien après le ramadan. Le président algérien avait également déclaré que « la sécurité du Niger est celle de l’Algérie ».
Le rapprochement s’est poursuivi au cours des mois suivants. En août, après la tentative de coup d’État survenue à Niamey les 28 et 29 août, quatre avions de combat Soukhoï Su-30 ont été livrés au Niger. Le 25 octobre, le Parlement algérien a, à son tour, approuvé l’envoi d’unités de l’Armée nationale populaire sur le territoire nigérien, avec pour objectif affiché la protection des intérêts énergétiques et économiques communs.
Niamey assure que l’AES n’est pas mise à l’écart
Selon les informations rapportées par RFI, Abdourahamane Tiani aurait tenu à dissiper les éventuelles inquiétudes d’Assimi Goïta. Le chef de l’État nigérien aurait expliqué que le rapprochement avec Alger ne se faisait pas au détriment de l’AES. Une clarification importante alors que les relations entre Niamey et Alger se renforcent sur les plans diplomatique, sécuritaire et économique.
À Ouagadougou, dernière étape de sa tournée, Assimi Goïta aurait également échangé avec le capitaine Ibrahim Traoré, président en exercice de la Confédération des États du Sahel. Ce dernier aurait présenté plusieurs projets destinés à consolider les liens entre les trois pays membres.
Le président malien aurait enfin rendu compte à ses homologues de son déplacement à Moscou, effectué à la fin du mois d’octobre dans le cadre du sommet Russie-Afrique. Il leur aurait notamment transmis plusieurs éléments de ses échanges avec les autorités russes, ainsi qu’un message personnel du président Vladimir Poutine, selon RFI.
LIRE AUSSI : “Karim Van Persie” : la nouvelle arme fatale du Burundi
