Aux Etats-Unis, l’audition de la ministre américaine de la Justice, Pam Bondi, devant la commission judiciaire de la Chambre des représentants, mercredi 11 février 2026, a viré à l’affrontement politique. Au cœur des échanges, la gestion du dossier Jeffrey Epstein, les documents judiciaires partiellement caviardés, et l’absence de poursuites contre d’éventuels complices. Dans un climat électrique, les élus démocrates ont multiplié les questions et les critiques, sans obtenir de réponses jugées satisfaisantes.
Face aux parlementaires, la ministre a dû répondre sur la publication récente de dossiers sensibles, dans lesquels figurent des informations personnelles de victimes. Une situation que plusieurs élus ont qualifiée d’inacceptable. La députée Pramila Jayapal, élue de l’État de Washington, a directement interpellé Pam Bondi sur la responsabilité de son ministère dans la diffusion de ces données. Elle a demandé si des excuses officielles seraient adressées aux victimes concernées. La ministre a rejeté la critique et refuse toute remise en cause publique de l’action de son département.
L’échange a rapidement quitté le terrain judiciaire pour prendre une tournure politique. Pam Bondi a adopté un ton offensif à l’égard des démocrates, qu’elle a accusés de détourner le débat. Elle a choisi de mettre en avant le bilan du président Donald Trump, évoquant les performances économiques et les chiffres de la criminalité, sans répondre précisément aux interrogations liées au dossier Epstein. Une stratégie qui a renforcé la frustration des élus, venus exiger des réponses concrètes sur la transparence des procédures et la protection des victimes.
Dans l’hémicycle du United States Congress, à Washington, l’audition a donné l’image d’un dialogue de sourds. Les démocrates ont dénoncé une absence de volonté politique pour faire avancer le dossier, tandis que la ministre a maintenu une ligne de défense rigide, sans engagement clair sur d’éventuelles poursuites futures.
Au terme de plusieurs heures d’échanges tendus, aucune avancée notable n’a émergé. Le dossier Epstein demeure opaque, les responsabilités restent floues, et les victimes continuent d’attendre des réponses. Cette audition, très attendue, a surtout mis en exergue les limites du contrôle parlementaire face à un scandale d’ampleur nationale, devenu autant un enjeu judiciaire qu’un champ de bataille politique.
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