Affaire incroyable : lequel des jumeaux est le père de l’enfant ? La justice ne peut trancher

0
8
jumeaux bébé justice

Une affaire rare au Royaume-Uni met en lumière les limites actuelles des tests ADN, car la Cour d’appel britannique n’a pas pu établir avec certitude lequel de deux frères jumeaux monozygotes est le père biologique d’un enfant.

L’enfant est né après que sa mère a eu des relations sexuelles, à quatre jours d’intervalle, avec chacun des jumeaux. La mère et les deux hommes se sont ensuite présentés devant les tribunaux pour trancher la question de l’autorité parentale. L’un des frères avait été inscrit sur le certificat de naissance comme père, tandis que l’autre jumeau contestait cette filiation et demandait à exercer ses droits parentaux.

La Cour d’appel, qui siège pour le Royaume-Uni et le pays de Galles, a confirmé que l’identification du père biologique était impossible. Si le test ADN a confirmé qu’il s’agissait bien de l’un des deux frères et non d’un tiers, leur patrimoine génétique identique empêche toute distinction. « À l’heure actuelle, la vérité concernant la paternité de l’enfant est que son père est l’un ou l’autre de ces jumeaux, mais il est impossible de dire lequel », a précisé Sir Andrew McFarlane, juge en chef de la section des affaires familiales.

Le magistrat a toutefois souligné que des avancées scientifiques futures pourraient permettre d’identifier le père biologique à coût élevé, mais pour l’instant, la question demeure insoluble.

En attendant une solution plus fiable, la Cour a suspendu toute obligation parentale de l’homme inscrit comme père sur l’acte de naissance. Selon le jugement, le premier jumeau « n’avait pas le droit » de figurer comme parent légal, et toute responsabilité qui lui incombait a été temporairement levée. Son nom reste toutefois sur le certificat, car il existe toujours une probabilité de 50 % qu’il soit effectivement le père biologique. Les juges ont rappelé que « l’incapacité à prouver un fait signifie qu’il n’est pas prouvé ; cela ne prouve pas pour autant le contraire ».

Cette décision révèle une situation inédite dans le droit britannique et interroge sur les limites de la filiation légale face à des cas de jumeaux identiques. Elle pourrait également inspirer des débats futurs sur l’évolution des tests génétiques et de leur application en matière de droits parentaux.

Suivez-nous sur Nasuba Infos via notre canal WhatsApp. Cliquez ici. 

Partager :

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici