Alors que certains discours politiques aux États-Unis évoquent un prétendu « génocide anti-Blancs » en Afrique du Sud, une tendance inverse se dessine. De nombreux Sud-Africains blancs installés à l’étranger décident de rentrer dans leur pays d’origine.
Selon les statistiques officielles du gouvernement sud-africain, près de 15 000 expatriés blancs sont revenus s’installer dans le pays en 2022. Un mouvement qui contraste avec les déclarations de la Maison-Blanche, laquelle a récemment évoqué la possibilité d’accorder un statut de réfugié à certains Sud-Africains blancs qui souhaitent s’installer aux États-Unis.
Le télétravail favorise les retours
Selon Anton Van Heerden, dirigeant d’une société sud-africaine spécialisée dans le recrutement international, les demandes d’informations d’expatriés qui souhaitent rentrer ont augmenté de 70 % au cours des six derniers mois.
Il estime que la généralisation du travail à distance, accélérée par la pandémie de COVID-19, joue un rôle majeur dans cette dynamique. De nombreux professionnels peuvent désormais vivre en Afrique du Sud tout en conservant un emploi auprès d’entreprises étrangères.
Une fierté nationale ravivée
Ces retours au pays alimentent également un sentiment de fierté sur les réseaux sociaux. Pour certains Sud-Africains, ce mouvement constitue une réponse symbolique aux critiques venues de l’étranger. Dans la « nation arc-en-ciel », ce retour d’expatriés traduit un regain d’attachement au territoire, motivé à la fois par les perspectives professionnelles et la volonté de renouer avec leurs origines.
