Créé sous le Premier Empire, le baccalauréat est l’un des diplômes les plus prestigieux du système éducatif français. Son origine remonte au décret impérial du 17 mars 1808, signé sous Napoléon Bonaparte, qui entendait organiser de manière plus rigoureuse l’accès aux études supérieures.
L’objectif de l’empereur était d’instaurer un examen national unique permettant de certifier le niveau des élèves et d’uniformiser les enseignements à travers le pays. Dans une France encore en reconstruction institutionnelle, le baccalauréat devient ainsi un outil de centralisation et de contrôle du savoir.
La première session est organisée en 1809. Elle reste aujourd’hui célèbre pour sa sélectivité extrême. Seuls quelques dizaines de candidats obtiennent le diplôme sur l’ensemble du territoire. L’examen repose alors essentiellement sur des épreuves orales, centrées sur les humanités classiques comme le latin, la rhétorique et la philosophie.
Au fil des décennies, le baccalauréat évolue progressivement. Le XIXe siècle voit apparaître une distinction entre les filières littéraires et scientifiques, ainsi que l’introduction progressive des épreuves écrites. Plus tard, les mentions et de nouvelles modalités d’évaluation viennent enrichir le dispositif.
Au XXe siècle, puis au XXIe siècle, le bac connaît une transformation majeure avec la massification de l’enseignement secondaire et l’augmentation du nombre de candidats. Il devient un passage quasi incontournable pour l’accès à l’enseignement supérieur.
Aujourd’hui, malgré ses réformes successives, le baccalauréat reste un symbole fort de l’école républicaine française, héritier direct d’une volonté politique née il y a plus de deux siècles sous Napoléon Bonaparte.
