L’inquiétude grandit à Glogbo Plage, un village côtier de l’arrondissement de Tohouè, dans la commune de Sèmè-Kpodji. Confrontées à une avancée inquiétante de l’océan Atlantique, les populations assistent impuissantes à la destruction progressive de leurs habitations et de leurs moyens de subsistance.
C’est le constat fait sur place par un média local. Selon le constat fait, plusieurs maisons ont déjà été englouties par les eaux tandis que d’autres présentent d’importantes fissures et risquent de disparaître à leur tour. Face à l’érosion côtière qui gagne du terrain jour après jour, les habitants disent vivre dans l’angoisse permanente de voir leurs biens emportés par la mer.
Alertées par les appels au secours des riverains, les autorités locales se sont rendues dans la localité afin de constater l’ampleur des dégâts. Une délégation conduite par le chef d’arrondissement de Tohouè, Moïse Yèhouénou, a rencontré les populations touchées pour recueillir leurs préoccupations et leur apporter un message de soutien.
Selon Andrès Kotchoe, chef du village de Glogbo Plage, l’accélération du phénomène pourrait être liée aux travaux du Pipeline Bénin-Niger. Cet oléoduc stratégique relie les champs pétroliers d’Agadem, au Niger, au terminal d’exportation installé sur le golfe de Guinée à Sèmè-Kpodji. Mis en service en mars 2024, l’ouvrage aurait, selon certains habitants, modifié les équilibres naturels du littoral et favorisé l’érosion observée dans la zone.
Aujourd’hui, la situation devient critique. La mer ne se trouve plus qu’à quelques mètres de la route goudronnée qui traverse la localité. Les populations craignent qu’en l’absence d’actions rapides, l’érosion ne continue sa progression et menace d’autres villages du littoral béninois, voire certaines zones proches de la frontière nigériane.
Face à l’urgence, le chef d’arrondissement a assuré que la question sera examinée par les autorités communales dans les meilleurs délais. Toutefois, les habitants réclament des mesures concrètes et immédiates pour freiner l’avancée des eaux et protéger les infrastructures encore debout.
Pour les populations de Glogbo Plage, chaque marée renforce désormais la peur de perdre davantage de terres. Elles appellent les autorités nationales compétentes à intervenir rapidement afin d’éviter qu’une catastrophe environnementale et humaine de plus grande ampleur ne frappe cette partie du littoral béninois.
