À l’issue d’une mission de cinq jours au Bénin (du 16 au 20 février), une délégation d’évaluation préélectorale du National Democratic Institute (NDI) a livré ses constats et recommandations. Codirigée par l’ancien président du Cap-Vert, Jorge Carlos Fonseca, et l’ancienne chef d’État de transition de Centrafrique, Catherine Samba-Panza, la mission a rencontré la CENA, la Cour constitutionnelle, les partis politiques, la société civile et des chefs religieux.
Selon Christopher Fomunyoh, directeur régional pour l’Afrique du NDI, « les préparatifs de l’élection présidentielle d’avril 2026 progressent comme prévu ». Il a salué la « solidarité de la communauté internationale avec le Bénin dans sa quête permanente d’une démocratie solide », tout en notant que le pays « se distingue comme l’un des rares pays africains francophones où les dirigeants ont toujours respecté les limites du mandat présidentiel au cours des trois dernières décennies ».
Malgré certains acquis, plusieurs points de vigilance apparaissent selon la mission du NDI. Le cadre juridique lié aux élections reste jugé trop rigide, l’espace civique et politique se trouve limité après les réformes électorales, et le système de parrainages bloque l’accès de l’opposition.
À court terme, avant le scrutin du 12 avril, l’ouverture de l’espace civique et la diffusion d’informations exactes sur le processus électoral sont jugées essentielles. Le bon déroulement de l’élection par la CENA ainsi que le respect de la paix et de la non-violence entre tous les acteurs doivent être assurés.
Pour le moyen et long terme, des réformes électorales et politiques sont recommandées, accompagnées de consultations approfondies pour renouveler le consensus national. Le rapport confirme que le scrutin peut se tenir dans les délais, tout en mettant en garde sur les défis démocratiques à résoudre pour garantir une élection inclusive et apaisée.
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