lundi 9 février 2026

Bénin : les députés de la 10e législature sommés de faire un choix

La dixième législature de l’Assemblée nationale ouvre de nouveaux défis pour les députés. Après leurs installations, plusieurs élus du 11 janvier 2026 doivent désormais se conformer à la loi et faire un choix entre leur mandat parlementaire et certaines fonctions exécutives, administratives ou publiques jugées incompatibles.

Conformément au Code électoral béninois, cette règle vise à garantir la disponibilité, l’indépendance et la neutralité des parlementaires. Les fonctions concernées portent notamment les membres du gouvernement, les maires élus députés, les cadres de l’administration publique et certains dirigeants de sociétés publiques ou qui bénéficient d’avantages publics.

Parmi les premiers concernés figure Louis Dèhoumon Koukpémédji, ancien directeur général de la Société béninoise pour l’approvisionnement en produits de santé (SoBAPS S.A.), qui a déjà présenté sa démission pour pouvoir siéger au Parlement.

Les députés en situation d’incompatibilité disposent d’un délai de vingt jours après leur entrée en fonction pour se conformer à la loi. Ceux qui acceptent une fonction incompatible en cours de mandat disposent ensuite de trente jours pour régulariser leur situation. À défaut, l’Assemblée nationale peut prononcer leur démission d’office.

Plusieurs ministres se trouvent également dans ce cas. Il s’agit d’Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale ; Assouma Alimatou Shadiya, ministre de l’Industrie et du Commerce ; Yayi Éléonore, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ; Jean-Michel Babalola Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts ; ainsi que Claudine Afiavi Prudencio, ministre-conseillère du Président de la République.

Du côté des communes, la règle touche également plusieurs maires élus députés, dont Luc Sètondji Atrokpo (Cotonou), Charlemagne Yankoty (Porto-Novo), Inoussa Chabi Zimé (Parakou), Félicien Azonsi Danwouignan (Zakpota), Abdoulaye Alassane Nouh (Pèrèrè) et Bio Sarako Tamou (Banikoara).

D’autres personnalités occupant des postes stratégiques de l’administration sont concernées, à l’image de Herman Orou Takou, directeur de cabinet du ministre de l’Économie et des Finances.

Cette situation met en exergue la nécessaire distinction entre les fonctions exécutives et législatives au Bénin et la vigilance des autorités pour éviter tout cumul incompatible. Les députés concernés doivent désormais faire un choix rapide afin de garantir leur présence effective au sein de l’Assemblée nationale et de respecter les règles établies par la loi.

La stabilité de la nouvelle législature dépendra donc non seulement des résultats électoraux, mais aussi du respect strict de ces dispositions légales, qui assurent un fonctionnement transparent et indépendant du Parlement.

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