vendredi 16 janvier 2026

Burkina Faso : Paul-Henri Sandaogo Damiba pourrait être extradé, Traoré s’exprime

La question d’une éventuelle extradition de l’ancien président burkinabè Paul-Henri Sandaogo Damiba revient au cœur du débat public. À la suite d’une nouvelle tentative de déstabilisation attribuée à l’ex-chef de l’État, le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, a pris la parole afin de clarifier la position officielle des autorités burkinabè.

Lors d’une interview diffusée sur la télévision nationale, Ibrahim Traoré a confirmé la reprise des échanges avec les autorités togolaises au sujet de Paul-Henri Sandaogo Damiba, réfugié au Togo depuis sa chute du pouvoir. Le chef de l’État burkinabè a expliqué que ces discussions avaient gagné en intensité après l’émergence de nouvelles informations, notamment des soupçons de liens entre une récente tentative de déstabilisation et des groupes terroristes.

« Nous avons repris les discussions avec les autorités togolaises. Ce sont des sujets sensibles qui demandent des échanges directs et approfondis », a déclaré le capitaine Ibrahim Traoré. A l’en croire, des rencontres physiques demeuraient nécessaires pour examiner le dossier en profondeur.

Une attitude de retenue revendiquée

Le président du Faso a également rappelé la posture mesurée adoptée par les autorités de la transition depuis le départ de Damiba. Selon lui, le choix d’éviter toute confrontation directe relevait d’un souci de respect des institutions et d’un esprit d’apaisement régional.
« Nous n’avons pas voulu, aux premières heures, nous comporter de manière désagréable avec un ancien président », a-t-il affirmé, tout en saluant jusqu’ici la qualité de la coopération avec Lomé, qu’il juge fluide et transparente.

« Je ne rassure pas, j’espère »

Interrogé sur la probabilité d’une extradition prochaine, Ibrahim Traoré a affiché une prudence assumée. Refusant toute promesse catégorique, il a préféré évoquer une attente plutôt qu’une certitude. « Si je dis que je rassure, j’aurais peut-être menti. Ce n’est pas encore fait. Je préfère dire que j’espère », a-t-il confié.

Cette déclaration entretient l’incertitude autour de l’issue des discussions, alors que l’opinion publique burkinabè suit de près l’évolution du dossier.

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