Au Burkina Faso, six Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont été jugés par le tribunal militaire pour des actes de « meurtres et mutilations de cadavre » commis à Sono, dans la commune de Kossi, en novembre 2024. Les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux avaient choqué l’opinion publique et déclenché l’ouverture d’une enquête.
Le tribunal a condamné quatre VDP à deux et trois ans de prison pour mutilation de cadavres et non-respect des morts. Deux autres prévenus, responsables du meurtre de trois personnes, ont reçu des peines de onze ans de prison. Ces sanctions rappellent que l’engagement au front implique le respect strict de la discipline et des règles militaires.
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Les autorités militaires ont souligné la nécessité d’éviter tout comportement semblable à celui des terroristes. Les VDP, chargés de protéger les populations et d’appuyer l’armée, doivent montrer l’exemplarité et la rigueur.
Le procès démontre aussi la vigilance des forces de sécurité face aux abus de leurs membres et la volonté de préserver la confiance des citoyens dans la lutte contre le terrorisme. La justice militaire souhaite transmettre un message clair : aucun excès ne recevra de tolérance, même en période de conflit.
Ces condamnations interviennent alors que le Burkina Faso renforce ses dispositifs de contrôle et de formation des VDP. Les responsables militaires et civils rappellent que la crédibilité des forces armées repose sur la discipline et l’éthique des volontaires déployés dans les zones sensibles.
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