La justice camerounaise a prononcé, mercredi 18 mars 2026, une condamnation à mort dans une affaire d’infanticide qui avait profondément horrifié l’opinion publique. Le tribunal de grande instance de Yaoundé a reconnu Dagobert Nwafo coupable de l’assassinat du jeune Mathys Ouandji, âgé de cinq ans.
La peine capitale, prononcée par fusillade, reste exceptionnelle au Cameroun, où aucune exécution n’a été recensée depuis plusieurs décennies. La sensibilité du dossier n’est plus à démontrer, et ce verdict vient rappeler que l’application de la sanction reste un sujet brûlant.
Outre la peine principale, le tribunal a ordonné le versement de 500 millions de francs CFA de dommages et intérêts à la famille de la victime, ainsi que 25 millions de francs CFA à l’État camerounais.
Les faits remontent à mai 2025, dans un quartier de Yaoundé. Selon les éléments présentés à l’audience, l’accusé s’était introduit au domicile de l’enfant, armé d’un poignard, avant de commettre l’acte. Le crime serait survenu sur fond de différend avec le père de la victime.
Connue sous l’appellation « affaire bébé Mathis », cette tragédie avait suscité une vive émotion à travers le pays. L’opinion publique, les autorités et de nombreuses organisations avaient exprimé leur indignation face à la gravité des faits.
Ce procès, suivi comme peu d’autres, aboutit à une décision qui restera comme un marqueur de la fermeté judiciaire, dans un pays où la peine de mort, bien que toujours prévue par la loi, est rarement appliquée.

