Au Cameroun, l’absence prolongée de Paul Biya à l’étranger continue de susciter des réactions dans la classe politique camerounaise. Samuel Hiram Iyodi, président du Mouvement patriotique pour la prospérité du peuple (MP3) et ancien candidat à l’élection présidentielle, demande à l’Assemblée nationale de fixer une durée maximale pour les séjours du chef de l’État hors du Cameroun.
Dans une déclaration rendue publique vendredi 7 août, l’opposant a indiqué avoir saisi l’Assemblée nationale sur cette question. Il souhaite l’instauration d’un délai constitutionnel encadrant la durée pendant laquelle le président de la République peut séjourner à l’étranger.
« Nous avons appelé l’Assemblée nationale à légiférer sur un délai constitutionnel pour le président de la République à l’extérieur des frontières du Cameroun », a déclaré Samuel Hiram Iyodi dans une vidéo publiée sur sa page Facebook.
L’homme invite également le président de l’Assemblée nationale, Théodore Datouo, à saisir le Conseil constitutionnel afin qu’il se prononce sur la situation institutionnelle du pays.
L’ancien candidat à la présidentielle estime que la durée de l’absence du chef de l’État soulève des interrogations sur la continuité du pouvoir et sur le fonctionnement des institutions.
Selon lui, cette situation aurait également des répercussions sur l’économie camerounaise. « Le destin de 30 millions d’âmes en est remis à des batailles de positionnement interne », a-t-il déclaré.
Le MP3 met en garde contre un risque de déstabilisation
Samuel Hiram Iyodi affirme que son inquiétude dépasse la seule situation personnelle de Paul Biya. Pour lui, c’est l’avenir institutionnel et politique du Cameroun qui est en jeu.
Le responsable du MP3 appelle ainsi les Camerounais à rester attentifs à l’évolution de la situation. Il évoque notamment un « risque de déstabilisation » et demande que les mécanismes institutionnels soient préservés afin d’assurer la continuité de l’État.
