samedi 10 janvier 2026

Ce que toutes les femmes vivent au foyer sans toujours en parler

Les hommes ont longtemps justifié l’infidélité au nom d’une prétendue nature polygame, comme si Dieu leur avait accordé un privilège biologique particulier à la naissance. Dans la société patriarcale qui domine encore nos mentalités, l’interdit se transforme en norme dès lors qu’il avantage l’homme.

La femme, elle, reste sommée d’accepter sans broncher, comme si son cœur se composait de pierre. On agit comme si elle ne ressentait ni humiliation, ni douleur. Pourtant, aucune femme n’est jamais morte parce qu’on l’a trompée ou parce que son mari a eu un enfant ailleurs. Et pourtant, l’indignation collective se déchaîne lorsqu’une femme met au monde des enfants qui ne sont pas ceux de son époux, surtout si ce dernier décède par la suite. Les juges autoproclamés des réseaux sociaux se montrent alors impitoyables.

Curieusement, ces mêmes juges se taisent lorsque des femmes découvrent, au cimetière, l’existence de quatre ou cinq enfants dont leur mari défunt ne leur a jamais parlé.

Quand un homme marié trompe son épouse, la famille se réunit pour implorer le pardon de la femme. Mais lorsque la situation s’inverse, cette même famille se mobilise pour jeter la femme dehors. Certains affirment que les deux situations ne se comparent pas. Pourtant, il n’existe ni échelle pour hiérarchiser la douleur, ni instrument pour en mesurer l’intensité. La souffrance ne connaît ni genre ni couleur.

La Bible dit clairement : « Tu ne commettras point d’adultère ». Elle ne précise pas que cet interdit s’adresse uniquement aux femmes.

Dès qu’une femme se marie, le compte à rebours commence. Les beaux-parents exercent une pression constante, parfois avec la complicité du mari, censé pourtant protéger son épouse. Ce que beaucoup ignorent, c’est que l’infertilité provient parfois de l’homme, qui refuse les examens par orgueil ou par peur. Dans certains cas, des arrangements tacites avec des médecins prolongent le silence, pendant que la femme s’épuise à boire des décoctions improbables, sans jamais connaître le moindre signe de grossesse.

Beaucoup de femmes finissent brisées, remplacées, ou poussées à bout. Dieu a donné une force immense aux femmes, mais aucune ne peut résister seule indéfiniment. Sans soutien, il ne reste souvent que deux issues. Partir, ou choisir une voie que je ne cautionne pas, mais que certaines empruntent pour survivre à la pression sociale.

Les mariages où l’amour prime sur l’obsession de la descendance rappellent une vérité simple : Dieu regarde les cœurs avant de donner les enfants.

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