mardi 24 février 2026

Centrafrique : le calvaire des étudiants exilés après la guerre en Ukraine

Quatre ans après le déclenchement de la guerre entre l’Ukraine et la Russie, des centaines d’étudiants africains partis se former en Ukraine continuent de porter les stigmates de ce conflit. Parmi eux, Arc de Gloire Mapouka, un jeune Centrafricain, témoigne de son parcours chaotique et de sa reconstruction en France.

« Le 24 février 2022, vers 3 heures du matin, je dormais encore. J’ai entendu des bombardements partout. Je n’ai rien pris, juste mon passeport », raconte Arc de Gloire Mapouka, alors étudiant en comptabilité-gestion en Ukraine. Comme des milliers d’autres, il a dû fuir précipitamment, laissant derrière lui ses affaires et ses projets d’avenir.

« On a marché tout le trajet à pied pendant des jours, pour arriver à la frontière entre l’Ukraine et la Pologne », poursuit-il tout en évoquant les conditions éprouvantes de cet exil, marqué par la faim, la soif et le froid.

Après ce périple, le jeune homme a pris la direction de la France, un choix guidé par la langue commune. « Je parle français, donc c’est facile pour moi », explique-t-il. À son arrivée, il a été pris en charge par plusieurs associations venant en aide aux personnes fuyant la guerre en Ukraine.

Sa maîtrise de l’anglais a facilité ses démarches administratives. « Comme je suis bilingue, j’ai eu mes papiers, ce qui a facilité mon intégration », ajoute-t-il.

Une reconstruction professionnelle

Aujourd’hui, Arc de Gloire Mapouka travaille comme agent commercial à l’aéroport Charles-de-Gaulle, après avoir occupé un poste dans l’administration d’une entreprise. Il gagne sa vie et s’est construit une nouvelle existence en France, sans jamais oublier son pays d’origine.

Le jeune homme nourrit en effet l’ambition de créer prochainement une entreprise en République centrafricaine. Son objectif est d’offrir des emplois aux jeunes de son pays et contribuer à son développement. Un rêve qui a survécu aux bombes et à l’exil, et qu’il espère voir se réaliser dans les années à venir.

Son parcours est à l’image de celui de ces centaines d’étudiants africains dont les vies ont été bouleversées par un conflit qu’ils n’avaient pas choisi, mais qui ont su rebâtir, loin de chez eux, l’avenir que la guerre avait brisé.

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