Les forces armées des États-Unis ont commencé à utiliser certaines bases militaires du Royaume-Uni pour mener des opérations qualifiées de « défensives » dans le contexte du conflit en cours au Moyen-Orient. L’information a été annoncée samedi 7 mars 2026 par le ministère britannique de la Défense.
Selon ce dernier, ces opérations visent notamment à empêcher Iran de lancer des missiles dans la région, une situation susceptible de mettre en danger des vies britanniques. Dans ce cadre, des bombardiers B-1 Lancer de l’US Air Force ont été observés sur la base aérienne de RAF Fairford, située dans le sud-ouest de l’Angleterre.
Londres avait donné son feu vert dimanche à l’utilisation par Washington de certaines de ses installations militaires, dont celles de RAF Fairford et de Diego Garcia, dans l’océan Indien. Cette décision est intervenue après de vives critiques formulées par le président américain Donald Trump, qui reprochait au Royaume-Uni d’avoir initialement refusé l’accès à ses bases pour les premières frappes menées contre l’Iran par les États-Unis et Israël.
Sur le terrain, plusieurs moyens militaires britanniques restent mobilisés dans la région. Des avions de combat Eurofighter Typhoon et F-35 Lightning II poursuivent leurs opérations au-dessus de la Jordanie, du Qatar et de Chypre, où plusieurs drones ont été abattus ces derniers jours au-dessus de la Jordanie et de l’Irak. Un hélicoptère AgustaWestland AW101 Merlin a également été déployé pour renforcer les capacités de surveillance.
Par ailleurs, une base militaire britannique située à Chypre avait été visée la semaine précédente par un drone de conception iranienne. En réponse, Londres a annoncé le déploiement d’avions de combat supplémentaires ainsi que d’autres moyens militaires pour renforcer sa défense, notamment antiaérienne. Un destroyer britannique doit également rejoindre la Méditerranée orientale Dans les prochains jours.
Sur le plan diplomatique, Keir Starmer a affirmé être prêt à soutenir la défense de l’Arabie saoudite si nécessaire, lors d’un échange avec le prince héritier Mohammed ben Salmane.
Au Royaume-Uni, la situation suscite également des réactions dans l’opinion publique. Des manifestants se sont rassemblés près de la base de RAF Fairford pour dénoncer le conflit. À Londres, une marche contre la guerre s’est achevée devant l’ambassade américaine, réunissant entre 5 000 et 6 000 personnes selon la police.
D’après un sondage de l’institut Survation, 56 % des Britanniques soutiennent la décision initiale de prudence du gouvernement. Près de la moitié des personnes interrogées estiment que Londres devrait rester neutre et se concentrer sur la protection de ses propres intérêts.
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