Au lendemain de l’élection présidentielle qui a accordé un cinquième mandat à Denis Sassou Nguesso avec 94,90 % des voix, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), principale formation d’opposition en République du Congo, a invité le chef de l’État à poser les jalons d’une gouvernance plus inclusive. La déclaration a été lue par le secrétaire national du parti, Sidoine Giscard Madoulou.
L’UPADS, qui avait renoncé à présenter un candidat en raison de conditions qu’elle jugeait défavorables à une élection crédible, estime que l’heure n’est plus aux polémiques post-électorales. « Si l’élection présidentielle relève du passé, la construction du Congo, elle, doit se poursuivre », a déclaré Sidoine Giscard Madoulou.
« Le nouveau mandat qui s’ouvre constitue une phase décisive qui doit rassembler les Congolais de tout bord autour d’un Pacte républicain », a-t-il ajouté.
Des priorités pour les années à venir
Selon le responsable de l’UPADS, plusieurs chantiers doivent être engagés sans délai à savoir, le renforcement de la cohésion nationale, l’amélioration durable des conditions de vie des populations et instauration d’un véritable vivre-ensemble.
Pour atteindre ces objectifs, Sidoine Giscard Madoulou a invité le président réélu, âgé de 82 ans, à « créer les conditions d’une gouvernance fondée sur la promotion des politiques publiques qualitatives, dynamiques et transparentes, en impliquant toutes les forces vives de la nation ».
L’UPADS a par ailleurs interpellé Denis Sassou Nguesso sur « la nécessité d’apaiser véritablement les Congolais, de consolider la paix et l’unité nationale, à travers des actes concrets et forts devant sceller à jamais la réconciliation nationale ». Une manière de rappeler que le score écrasant obtenu par le président sortant ne saurait occulter les défis sociaux et politiques qui attendent le pays.

