Corée du Nord : Kim Jong-un affirme équiper sa marine d’armes nucléaires

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a affirmé ce jeudi 5 mars que Pyongyang était en train d’équiper sa marine d’armes nucléaires, alors qu’il supervisait cette semaine les essais d’un destroyer présenté comme ultramoderne, selon plusieurs médias d’État. « L’armement de la marine avec des armes nucléaires progresse de manière satisfaisante », a déclaré Kim Jong-un, cité par l’agence officielle KCNA, tout en se félicitant d’« un changement radical dans la défense de notre souveraineté maritime, ce que nous n’avions pas réussi à accomplir depuis un demi-siècle ».

Ces essais, qui comprennent le lancement d’un missile de croisière mer-sol, ont été réalisés peu après le congrès quinquennal du Parti communiste. Au cours de l’événement, Kim Jong-un a réitéré son engagement en faveur d’un renforcement du potentiel militaire de son pays, doté de l’arme nucléaire, et promis de répondre avec force à toute menace.

Le dirigeant nord-coréen a inspecté mardi un navire de la classe « Choe Hyon », l’un des deux mis à l’eau l’année dernière, et a supervisé mercredi le tir du missile, lequel a été effectué « avec succès », a affirmé l’Agence centrale de presse coréenne. Un troisième bâtiment est en construction, selon KCNA.

Le destroyer Choe Hyon, un navire de guerre de 5 000 tonnes, est équipé des « armes les plus puissantes » selon Pyongyang. Le navire pourrait embarquer des missiles tactiques à courte portée capables de transporter des ogives nucléaires, estiment certains analystes, bien que la Corée du Nord n’ait pas prouvé qu’elle avait la capacité de miniaturiser son arsenal atomique.

Ces essais sont survenus peu après le déclenchement par les États-Unis et Israël d’une guerre contre l’Iran destinée notamment à anéantir son programme nucléaire, ses missiles et sa marine. La semaine dernière, Pyongyang a condamné l’attaque en cours.

Avec les essais du nouveau destroyer, Kim Jong-un semble vouloir faire une « démonstration de force dans le contexte de la situation actuelle en Iran et à l’approche des prochains exercices militaires conjoints entre la Corée du Sud et les États-Unis », observe auprès de l’AFP Yang Moo-jin, ancien président de l’Université des études nord-coréennes.

Pyongyang et Washington sont des adversaires de longue date, mais les États-Unis ont multiplié les efforts ces derniers mois pour relancer les pourparlers de haut niveau avec le Nord. Après avoir largement ignoré ces ouvertures, Kim Jong-un a déclaré en février que les deux nations pourraient « s’entendre » si Washington acceptait le statut nucléaire de son pays.

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