Une publication devenue virale sur les réseaux sociaux fait circuler des chiffres attribués à une plateforme présentée comme liée à la prostitution en ligne en Côte d’Ivoire. Relayé par la page Facebook La Criminologie sous l’intitulé « Top villes Côte d’Ivoire », ce classement place Abidjan en première position avec 12 826 unités, loin devant Bouaké et Yamoussoukro.
Selon les données diffusées, Bouaké arrive en deuxième position avec 1 338 unités, suivie de Yamoussoukro (1 157), Korhogo (879) et Daloa (780). San-Pédro totaliserait 526 unités, devant Abengourou (315), Bingerville (279) et Grand-Bassam (214), qui ferme la marche des neuf villes citées.
La publication ne précise toutefois ni la période couverte ni la méthode utilisée pour établir ces chiffres. La nature exacte des données comptabilisées n’est pas davantage explicitée. Il reste donc difficile de déterminer ce que ces nombres représentent réellement.
Un appel à des vérifications
Dans son message, la page La Criminologie appelle la Police mondaine à enquêter sur d’éventuelles activités illicites liées à la plateforme évoquée. Mais les chiffres relayés ne constituent pas, en eux-mêmes, une preuve d’infraction.
L’absence d’informations sur l’origine des données et leur mode de calcul limite également la portée du classement. Les nombres pourraient renvoyer à des profils, des annonces ou des interactions, sans correspondre nécessairement au nombre de personnes impliquées dans des activités de prostitution.
Des données dont la portée reste à établir
La diffusion de ce classement soulève ainsi la question de la fiabilité des statistiques relayées sur les réseaux sociaux. Sans vérification indépendante, il serait hasardeux d’en déduire l’ampleur de la prostitution dans les villes citées ou d’établir un lien entre les chiffres affichés et des infractions avérées.
En attendant des précisions sur la source et la nature des données, ce classement doit être considéré comme une information relayée sur les réseaux sociaux, dont la portée reste à établir.
