Côte d’Ivoire : un faux vendeur de meubles arrêté après avoir piégé une quinzaine de victimes

Les réseaux sociaux sont devenus des plateformes incontournables pour le commerce en ligne. Mais derrière certaines offres alléchantes se cachent parfois de véritables pièges. C’est ce qu’a découvert dame B.M., victime d’une escroquerie orchestrée par un faux vendeur de meubles qui opère sur Facebook.

La victime souhaite réaménager son domicile. Elle tombe alors sur une page qui propose différents meubles à des prix particulièrement attractifs. Séduite par les offres, elle engage la conversation avec le vendeur présumé. Après plusieurs échanges, ce dernier lui communique les tarifs des articles et exige un acompte de 100 000 FCFA afin de réserver la commande.

Rassurée par les explications fournies, dame B.M. effectue le paiement. Son interlocuteur lui promet alors une livraison rapide. Mais les jours passent sans aucune nouvelle. Lorsqu’elle tente de le contacter à nouveau, celui-ci devient injoignable. La cliente comprend alors qu’elle a été victime d’une fraude et décide de saisir la Police de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC).

Alertée, la PLCC ouvre une enquête pour retrouver l’auteur de cette escroquerie. Les investigations permettent finalement d’identifier et d’interpeller un individu répondant aux initiales K.P.

Face aux enquêteurs, le suspect reconnaît les faits. Il explique avoir mis en place un système reposant sur la création de faux comptes Facebook dédiés à la vente en ligne. Sur ces pages, il publiait des photos de divers articles afin d’attirer des acheteurs potentiels.

Une fois le contact établi avec les victimes, il leur demandait systématiquement un acompte avant toute livraison. Après réception de l’argent, il envoyait de faux reçus de paiement ainsi que de fausses localisations pour gagner du temps et rassurer ses interlocuteurs. Peu après, il coupait tout contact avec eux.

Lors de son audition, K.P. a affirmé agir seul et a reconnu avoir escroqué environ quinze personnes. Les sommes obtenues servaient, selon ses déclarations, à couvrir ses dépenses personnelles.

À l’issue de l’enquête, il a été présenté devant le parquet pour utilisation frauduleuse d’éléments d’identification d’une personne physique et escroquerie sur Internet, conformément aux dispositions de la loi n° 2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité.

Cette affaire rappelle l’importance de la vigilance lors des achats effectués sur les réseaux sociaux, notamment lorsqu’un vendeur exige un paiement anticipé sans garantie suffisante.

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