États-Unis : des agents du FBI licenciés après les enquêtes sur Trump

Au moins dix agents du FBI ayant participé aux investigations menées par l’ancien procureur spécial Jack Smith sur la gestion de documents classifiés par Donald Trump ont été licenciés.

Ces révocations ont concerné des membres de l’équipe chargée de l’enquête sur la rétention de documents sensibles dans la résidence de Mar-a-Lago, dossier ayant conduit à des poursuites fédérales contre l’actuel président après son départ de la Maison Blanche en 2021.

Les mesures disciplinaires ont été intégrées dans un mouvement plus large de restructuration interne conduit sous l’autorité du directeur Kash Patel. Au cours de l’année écoulée, plusieurs dizaines d’agents ont été écartés après leur implication dans des enquêtes liées à Donald Trump ou en raison d’un positionnement jugé incompatible avec l’orientation de l’administration en place. Des licenciements ont également été enregistrés dans le cadre de l’enquête distincte sur les tentatives d’invalidation de l’élection présidentielle de 2020.

L’Association des agents du FBI a dénoncé ces décisions, qualifiées d’illégales et dangereuses pour la sécurité nationale. Une atteinte à l’expertise du Bureau, une déstabilisation des effectifs et un affaiblissement de la confiance institutionnelle ont été mis en avant dans un communiqué officiel. Une violation des droits à une procédure régulière a également été évoquée.

Selon des sources proches du dossier, les informations ont été confirmées à l’Associated Press sous couvert d’anonymat. Les agents concernés relèveraient aussi bien du terrain que des postes de supervision.

Des enquêtes abandonnées après 2024

L’enquête sur les documents classifiés avait conduit à la perquisition du FBI à Mar-a-Lago en août 2022 et à des poursuites fédérales pour détention de documents top-secrets et entrave aux procédures de récupération. Ces poursuites, comme celles liées aux événements post-électoraux de 2020, ont été abandonnées après la victoire de Donald Trump à la présidentielle de novembre 2024, conformément aux avis juridiques du ministère de la Justice qui interdit les poursuites contre un président en exercice.

Les révélations ont coïncidé avec des déclarations de Kash Patel à Reuters, faisant état de demandes de relevés téléphoniques le concernant ainsi que ceux de Susie Wiles sous l’administration Joe Biden. Ces démarches ont été qualifiées de « scandaleuses et profondément alarmantes ».

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