La députée démocrate américaine Ilhan Omar a de nouveau réagi aux accusations selon lesquelles elle aurait épousé son frère afin de faciliter son accès au statut d’immigrée aux États-Unis. Interrogée par Chris Hayes, animateur de la chaîne MS NOW, l’élue du Minnesota a déclaré ne pas avoir connaissance d’un quelconque fondement à ces allégations.
« Pas à ma connaissance », a-t-elle répondu lorsque le journaliste lui a demandé s’il existait un « noyau de vérité » dans cette affaire. Ilhan Omar, qui représente le 5e district du Minnesota à la Chambre des représentants, a toujours rejeté ces accusations, qui circulent depuis une dizaine d’années.
Selon la parlementaire, ces allégations trouvent leur origine dans un blog somalien. Elle explique que des blogueurs auraient recueilli des témoignages de personnes affirmant qu’elle leur avait présenté son ancien mari, Ahmed Nur Said Elmi, comme son frère. L’élue a qualifié ces affirmations de « folles ».
Une enquête fédérale en cours
Cette prise de parole intervient dans un contexte judiciaire délicat pour la députée. Selon l’article d’AfrikMag, des agents fédéraux ont perquisitionné son domicile à Washington, le 12 octobre 2026, dans le cadre d’une enquête criminelle en cours.
Les investigations porteraient notamment sur d’éventuelles fausses déclarations liées aux documents d’immigration de sa famille, arrivée aux États-Unis en tant que réfugiée somalienne en 1995, ainsi qu’aux démarches ayant conduit à sa naturalisation en 2000.
D’après les informations rapportées par Reuters, le mandat de perquisition mentionnerait plusieurs infractions potentielles, dont le complot, la fraude à l’immigration et les fausses déclarations dans des documents officiels. L’Associated Press indique également que les enquêteurs auraient saisi le téléphone de la députée et adressé des assignations à comparaître devant un grand jury à certaines personnes de son entourage.
Ilhan Omar conteste toute faute. Elle accuse l’administration américaine d’instrumentaliser les forces de l’ordre fédérales pour s’en prendre à ses adversaires politiques. À ce stade, les éléments rapportés dans l’article ne permettent pas de présenter les accusations comme des faits établis.
Des questions sur son patrimoine
Au cours du même entretien, la députée a également été interrogée sur sa situation financière. La question fait suite à la publication de documents laissant entendre que son patrimoine combiné avec celui de son mari atteindrait environ 30 millions de dollars. Elle avait ensuite affirmé qu’il s’agissait d’une erreur et revu cette estimation à la baisse.
Pour répondre aux interrogations, Ilhan Omar s’est présentée comme une élue issue de la classe ouvrière, vivant selon ses termes « de salaire en salaire ». Elle a notamment indiqué posséder une Toyota Camry de 2016 et louer ses logements à Washington et à Minneapolis.
Qu’il s’agisse des accusations anciennes liées à son mariage, des enquêtes fédérales ou des questions sur son patrimoine, la parlementaire demeure au cœur de controverses politiques et judiciaires. Elle continue néanmoins de contester les accusations dont elle fait l’objet.

