États-Unis : la femme qui accusait l’ex-patron de Google de viol condamnée à lui verser plus de 10 millions de dollars

L’affaire qui oppose Eric Schmidt à son ancienne compagne Michelle Ritter a connu un important rebondissement judiciaire. Selon plusieurs médias américains, un arbitre chargé du dossier a estimé que les accusations de viol et d’agression sexuelle portées contre l’ancien patron de Google étaient infondées.

Dans sa décision, le juge a conclu que Michelle Ritter avait mené une « campagne de diffamation » contre Eric Schmidt en formulant des accusations jugées fausses et malveillantes. En conséquence, elle a été condamnée à verser plus de 10 millions de dollars de dommages et intérêts à l’homme d’affaires américain.

Les deux protagonistes avaient entretenu une relation à partir de 2021. Au cours de cette période, Eric Schmidt avait notamment investi plusieurs dizaines de millions de dollars dans une entreprise fondée par Michelle Ritter.

Après qu’ils eurent cessé leur relation en 2024, elle avait porté contre l’ancien dirigeant des accusations d’une grande gravité, l’accusant notamment d’avoir été victime de violences sexuelles lors de multiples épisodes survenus entre 2021 et 2023.

Eric Schmidt a toujours rejeté ces accusations et a maintenu sous serment que les relations évoquées étaient consenties.

Un accord antérieur au cœur de la décision

L’un des éléments ayant pesé dans l’arbitrage concerne un accord précédemment signé entre les deux parties. Selon les documents examinés par le juge, Michelle Ritter avait alors déclaré que ses relations avec Eric Schmidt étaient « entièrement consenties » et qu’aucun acte n’avait été imposé par la force ou la contrainte.

Cette contradiction entre les déclarations antérieures et les accusations ultérieures a joué un rôle central dans l’analyse du dossier.

L’affaire a suscité une importante attention médiatique en raison de la notoriété d’Eric Schmidt, qui a dirigé Google de 2001 à 2011 et demeure l’une des figures les plus influentes du secteur technologique mondial.

Il convient toutefois de préciser que cette décision ne constitue pas un jugement pénal pour viol. Elle s’inscrit dans le cadre d’une procédure d’arbitrage examinant les accusations ainsi que leurs conséquences juridiques et financières. Avec cette sanction financière dépassant les 10 millions de dollars, l’affaire franchit un cap décisif, bien que des recours ou contestations demeurent envisageables selon les dispositions du droit américain.

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