De fortes explosions ont retenti vers 2h (6h TU) ce samedi à Caracas, selon un journaliste de l’AFP. Donald Trump a annoncé que le président vénézuélien Nicolas Maduro avait été « capturé et exfiltré » du pays après une « attaque de grande envergure » des forces américaines. Le gouvernement vénézuélien a dénoncé une « très grave agression militaire » et Maduro a décrété l’état d’exception.
Les faits marquants
► Selon l’administration américaine, Maduro et son épouse feront face « à toute la rigueur de la justice américaine » pour trafic de drogue et terrorisme. La ministre de la Justice Pamela Bondi a rappelé qu’ils étaient inculpés devant un tribunal fédéral de New York pour « narcoterrorisme » et « complot pour importation de cocaïne ».
► Sur les réseaux sociaux et les médias locaux, des images montrent de grandes colonnes de fumée dans le sud et l’est de Caracas. Les explosions ont affecté plusieurs installations militaires, notamment Fuerte Tiuna et le port de La Guaira.
► La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a affirmé ne pas savoir où se trouvent Maduro et son épouse et exigé une « preuve de vie » des États-Unis.
► Le président colombien Gustavo Petro a dénoncé une « agression contre la souveraineté » de l’Amérique latine et ordonné le déploiement de troupes à la frontière avec le Venezuela.
► La Russie et l’Iran ont condamné fermement l’attaque américaine. Ces deux pays ont dénoncé une « violation flagrante de la souveraineté nationale » et un « acte d’agression ».
► L’Union européenne, par la voix d’Ursula von der Leyen, a appelé à une transition pacifique et démocratique qui respecte le droit international. L’Espagne a proposé ses bons offices pour faciliter une solution négociée.
► À Caracas, des blindés occupent les rues et le ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello, s’adresse à la télévision. Il promet de « vaincre » malgré l’attaque et qualifie l’opération de « lâche ».
► Des responsables politiques français, dont Jean-Luc Mélenchon et Olivier Faure, ont qualifié l’intervention américaine d’« enlèvement » et appelé à la condamnation de l’acte.
► Selon un sénateur américain, l’opération est désormais terminée et aucun nouvel engagement militaire n’est prévu.
Les tensions sont au plus haut alors que la communauté internationale tente d’évaluer les répercussions de cette opération sans précédent sur la stabilité régionale et le respect du droit international.
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