Les États-Unis ont annoncé le mercredi 14 janvier 2026 qu’ils suspendront à partir du 21 janvier le traitement des visas d’immigrant pour les ressortissants de 75 pays, dont 26 africains. Seuls les visas de résidence permanente sont concernés ; les visas temporaires, touristiques ou étudiants, restent exempts. Cette décision s’inscrit dans une politique migratoire américaine de plus en plus stricte depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Le département d’État justifie cette suspension par la nécessité de renforcer la sélection des candidats afin de limiter l’arrivée de personnes susceptibles de devenir une « charge publique ». La mesure pourrait retarder de nombreux projets familiaux et professionnels déjà engagés, y compris pour des demandes de visa préalablement approuvées.
Depuis janvier 2025, l’administration Trump a multiplié les actions pour contrôler l’immigration légale et irrégulière : intensification des expulsions, renforcement des critères d’admission, annulation de statuts temporaires et surveillance accrue des demandes de visa, notamment via les antécédents pénaux et les réseaux sociaux.
Parmi les 26 pays africains touchés figurent le Cameroun, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, l’Égypte, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Ghana, la Guinée, le Libéria, la Libye, le Maroc, le Nigéria, le Rwanda, le Sénégal, la Sierra Leone, le Soudan, le Soudan du Sud, le Togo, l’Ouganda et la Tunisie.
Cette suspension provisoire restera en vigueur le temps d’une réévaluation des procédures de contrôle et de sélection des candidats. Pour les familles et les professionnels qui envisagent de s’installer aux États-Unis, cette mesure bouleverse considérablement leurs plans et retarde la réalisation de leurs projets.
Elle reflète la persistance d’une politique migratoire américaine axée sur un contrôle rigoureux et une analyse minutieuse des risques économiques et sociaux associés à l’immigration légale. Désormais, les démarches administratives se compliquent et obligent les candidats à revoir leurs stratégies et à anticiper des délais supplémentaires, tout en restant attentifs aux critères stricts définis par les autorités pour l’accès au territoire.
