États-Unis : Washington va retirer la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme

Les États-Unis s’apprêtent à retirer la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme, une décision qui marque un tournant dans les relations entre Washington et Damas. L’annonce a été confirmée mercredi 8 juillet par le président américain Donald Trump à l’issue d’un entretien avec son homologue syrien Ahmed al-Charaa, en marge du sommet de l’OTAN à Ankara.

Cette décision mettrait fin à une inscription en vigueur depuis 1979. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a présenté cette mesure comme « un autre pas historique » destiné à offrir « une chance de grandeur au peuple syrien ».

Le retrait de cette liste devrait produire des effets économiques immédiats. Il ouvrira notamment la voie au dégel d’avoirs financiers syriens, à la levée de plusieurs sanctions automatiques et à la reprise des échanges commerciaux avec les partenaires étrangers.

L’administration américaine estime que cette évolution favorisera la reconstruction du pays, facilitera les investissements internationaux et contribuera à sortir la Syrie de son isolement économique. Washington met également en avant les mesures prises par les autorités syriennes dans la lutte contre le terrorisme depuis l’arrivée au pouvoir d’Ahmed al-Charaa.

La procédure n’est toutefois pas encore achevée. Marco Rubio a officiellement notifié le Congrès américain, qui dispose d’un délai de 45 jours pour examiner cette décision. Sauf opposition des parlementaires, le retrait deviendra automatiquement effectif à l’issue de cette période.

Certains élus américains continuent de réclamer davantage de réformes en Syrie, notamment une meilleure représentation des femmes et des minorités au sein des institutions. Toutefois, aucune opposition majeure ne semble se dessiner à ce stade.

Au-delà des considérations diplomatiques, cette évolution présente également un intérêt économique pour les États-Unis. Plusieurs entreprises américaines, dont Chevron et ConocoPhillips, seraient déjà sollicitées pour participer à la remise en exploitation des champs pétroliers et gaziers syriens ainsi qu’à la reconstruction des infrastructures énergétiques du pays.

Ce changement de position de Washington constitue ainsi l’une des évolutions diplomatiques les plus importantes entre les deux pays depuis plusieurs décennies et pourrait ouvrir une nouvelle phase dans les relations américano-syriennes.

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