Au onzième jour du conflit déclenché par les frappes israélo-américaines contre l’Iran, Téhéran a répondu mardi 10 mars avec une virulence inédite aux menaces de Donald Trump. Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien a directement mis en garde le président américain, tandis que les Gardiens de la Révolution promettent de paralyser totalement les exportations pétrolières de la région.
« L’Iran n’a pas peur de vos menaces vides. Des plus puissants que vous ont essayé d’éliminer la nation iranienne et n’ont pas réussi. Faites attention à ne pas être éliminé vous-même ! » a écrit Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, sur X. Une déclaration qui fait suite aux avertissements de Donald Trump la veille, qui jurait de frapper « plus fort » si Téhéran continuait de paralyser la circulation du pétrole.
Les forces armées iraniennes « n’autoriseront pas l’exportation d’un seul litre de pétrole de la région vers le camp ennemi et ses partenaires jusqu’à nouvel ordre », a renchéri Ali Mohammad Naini, porte-parole des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique du régime.
Le pouvoir iranien contrôle de facto le très stratégique détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL). Les Gardiens ont même promis de laisser transiter par ce passage « tout pays arabe ou européen qui expulserait les ambassadeurs israélien et américain de son territoire ».
Les efforts « pour réduire et contrôler le prix du pétrole et du gaz seront ponctuels et vains. En temps de guerre, le commerce est tributaire de la sécurité régionale », a assuré le porte-parole, selon l’agence de presse Tasnim.
