En Côte d’Ivoire, l’affaire Epstein continue de faire débat. Alors que des partis politiques font pression pour une ouverture d’enquête judiciaire après les révélations impliquant Nina Keita, nièce du président Alassane Ouattara, beaucoup de fausses informations sont diffusées sur les réseaux sociaux. Ce mercredi, le ministère de la Justice a formellement démenti un communiqué attribué au procureur de la République annonçant l’ouverture d’une prétendue information judiciaire.
Selon le communiqué incriminé, le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan aurait décidé de l’ouverture d’une information judiciaire contre Nina Keita. Le document précisait que cette prétendue enquête était ouverte au regard des faits graves liés aux atteintes sexuelles sur mineurs pour lesquels Jeffrey Epstein a été condamné.
L’apparition de ce faux communiqué s’inscrit dans un contexte où des révélations de médias internationaux, dont Le Monde, ont révélé des échanges entre Nina Keita et Epstein, indiquant que la nièce du président ivoirien « jouait les entremetteuses pour le pédocriminel ».
Au regard de ces informations, les partis PDCI et FPI ont officiellement demandé aux autorités ivoiriennes d’ouvrir une enquête judiciaire afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Le FPI avait également réclamé le limogeage de Nina Keita de ses fonctions publiques.
À ce jour, aucune enquête n’est ouverte sur le dossier en Côte d’Ivoire. Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a formellement démenti l’information portée par ce faux communiqué. Sur sa page Facebook, le ministère a partagé le document avec la mention « Fake News ».
La plateforme Alerte 100 a également indiqué que ce « document est faux », tout en précisant qu’« il a été diffusé et rédigé dans le but de tromper l’opinion publique et de semer la confusion au sein de la population ». Les autorités appellent à la vigilance face à la prolifération de fausses informations sur cette affaire sensible.
