Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé ce samedi 7 février 2026 la perspective d’un remaniement gouvernemental dans les prochains jours. Dans un entretien accordé à la presse régionale, il évoque un « ajustement » de l’équipe gouvernementale d’ici au 22 février.
Cette réorganisation s’inscrit dans une séquence politique liée aux candidatures de plusieurs membres du gouvernement aux élections municipales de 2026. Ces engagements électoraux rendent leur maintien au sein de l’exécutif incompatible avec les règles de fonctionnement gouvernemental.
Des départs déjà annoncés
Rachida Dati, ministre de la Culture et candidate à la mairie de Paris, a fait savoir dès le 18 janvier qu’elle quitterait le gouvernement. Son départ devrait ouvrir la voie à d’autres réaménagements au sein de l’équipe ministérielle.
D’autres membres de l’exécutif sont également concernés. Marina Ferrari, ministre des Sports, se présente à la mairie d’Aix-les-Bains, en Savoie. Michel Fournier, ministre délégué à la Ruralité, brigue pour sa part la mairie de Voivre, dans les Vosges.
Interrogé sur la situation du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu a rappelé la ligne fixée par l’exécutif. « La règle n’a pas changé. Les ministres doivent se consacrer à leurs ministères et aux affaires de l’État, non à des activités partisanes », a-t-il déclaré. Il a précisé que cette règle s’appliquait pleinement à l’ensemble des membres du gouvernement.
Ce remaniement, très attendu, ouvre une nouvelle séquence politique pour l’exécutif, sur fond de recomposition locale et à l’approche des grandes échéances municipales. L’« ajustement » annoncé vise à préserver la cohérence de l’action gouvernementale et la continuité de l’action publique, tout en tenant compte des engagements électoraux de certains ministres.
