Ces chiffres, en hausse de 6 % par rapport à 2023 et de 30 % par rapport à 2022, traduisent l’aggravation du sans-abrisme infantile. Les régions les plus touchées sont l’Île-de-France, l’Auvergne-Rhône-Alpes et l’Occitanie. Le manque chronique de places dans l’hébergement d’urgence, combiné à la crise du logement, plonge des milliers de familles dans la précarité.
« Chaque année, nous constatons avec indignation qu’un nombre croissant d’enfants dorment dans la rue, exposés à des conditions indignes et à des dangers quotidiens », déplore Adeline Hazan, présidente de l’Unicef France. « Ce qui fait cruellement défaut aujourd’hui, ce ne sont ni les ressources, ni l’expertise, mais une volonté politique ferme de mettre fin à l’inacceptable ».
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Les associations alertent sur des données sous-évaluées, car les familles vivant en squats ou dans les bidonvilles, ainsi que les mineurs non accompagnés, ne sont pas comptés.
La FAS réclame 10 000 places supplémentaires d’hébergement, dont 1 000 réservées aux femmes enceintes ou sortant de maternité. « Le sans-abrisme n’est pas une fatalité, des solutions existent », insiste Nathalie Latour, directrice générale de la fédération.
Un rapport d’inspection publié en juillet confirme le sous-financement chronique du programme d’hébergement d’urgence et pointe l’absence de pilotage stratégique capable de répondre à l’ensemble des besoins.
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