France : un étudiant togolais en demi-finale du prestigieux concours de plaidoirie

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Il y a des moments qui marquent une vie. Pour Gbati Tchandikou, étudiant togolais en Master 2 de droit international général à l’Université Paris Cité, ce moment est arrivé un peu plus tôt que prévu. Mais il était attendu.

Il n’est pas seul dans cette aventure. Avec ses coéquipiers, Ovunc Ozen et Amandine Trophardy, ils forment une équipe soudée, unis par la même passion, celle de défendre les droits humains avec les armes du droit. Ensemble, ils ont décroché un billet pour les demi-finales du Concours René Cassin, l’une des compétitions francophones les plus respectées dans le domaine de la plaidoirie.

Derrière ce succès, il y a des nuits de préparation, des doutes, des entraînements répétés, des pages et des pages de droit européen digérées jusqu’à l’aube. Il y a aussi leurs deux encadrants, Léonide Chapko et Emma Winne, doctorants qui les ont poussés, conseillés, parfois bousculés, pour qu’ils soient prêts.

Un concours où chaque mot compte

Du 24 au 28 mars 2026, ils seront au Conseil de l’Europe, à Strasbourg. Face à eux, les meilleures facultés de France, du Canada, d’Europe. Le décor est solennel : des salles d’audience, des juges fictifs, un silence pesant. Leur mission ? Défendre un État imaginaire, la Costalie, dans une affaire de droit de l’environnement. Un sujet brûlant, complexe, qui exige de la rigueur, de la sensibilité, et cette capacité à faire vibrer une salle avec des arguments de fond.

Pour l’étudiant, l’enjeu dépasse la simple compétition. Originaire du Togo, arrivé en France pour y poursuivre ses études, il porte avec lui l’ambition de toute une génération. Dans les amphithéâtres parisiens, il a appris à défendre ses idées. À Strasbourg, il devra convaincre. Et quoi qu’il arrive, il sait déjà qu’il ne reviendra pas le même.

« On va défendre jusqu’au bout »

À quelques heures des demi-finales, Gbati et ses coéquipiers peaufinent encore leurs interventions. Les mots sont pesés, les arguments ajustés, les silences calculés. Mais au fond, ils savent que le plus important est ailleurs : dans l’envie de bien faire, la fierté d’être là, et ce lien invisible qui les unit.

« On va défendre jusqu’au bout », glisse-t-il dans un sourire, comme on se rappelle à soi-même pourquoi on s’est lancé.

Dans les travées du Conseil de l’Europe, quand retentira la première sonnerie, Gbati Tchandikou ne sera plus seulement un étudiant togolais ou parisien. Il sera, avec ses camarades, l’une des voix de ceux qui croient que le droit peut changer le monde. Une voix qui, ce printemps, porte haut les couleurs de l’excellence, de la persévérance, et d’une Afrique qui s’invite, fière, sur la scène des grandes compétitions internationales.

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