En France, une fusillade survenue vendredi 23 octobre 2026 à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, en région parisienne, a fait au moins un mort et quatre blessés, selon un premier bilan rapporté par Radio France internationale (RFI) et l’Agence France-Presse (AFP). Le parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’affaire, tandis que le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a qualifié les faits de « crime terroriste ».
Les tirs se sont produits aux alentours de 10 h 30. Selon les premiers éléments rapportés, un homme aurait ouvert le feu à plusieurs reprises depuis son véhicule. Il a été interpellé dans la commune voisine de Coignières par des policiers de la brigade anticriminalité (BAC), puis placé en garde à vue.
Le PNAT a ouvert une enquête notamment pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec une circonstance liée à l’appartenance réelle ou supposée des victimes à une race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée. Les investigations portent également sur la détention d’une arme de catégorie A et l’association de malfaiteurs terroristes en vue de préparer des crimes contre les personnes.
Une enquête antiterroriste en cours
En déplacement à Trappes, Laurent Nuñez a dénoncé un acte « extrêmement grave ». Selon le ministre, cinq policiers de la BAC ont rapidement interpellé le suspect, interrompant potentiellement une série de tirs qui aurait duré une quinzaine de minutes. L’enquête devra préciser le déroulement exact des faits.
Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a déclaré sur BFMTV que le tireur semblait avoir agi au hasard et vouloir faire un carnage. Il a également évoqué la possibilité d’un acte à caractère raciste, potentiellement islamophobe. Ces déclarations restent à confronter aux conclusions des investigations.
La sous-direction antiterroriste (SDAT), en coordination avec les services de police concernés et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a été chargée des investigations.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a qualifié les faits de « très graves », tandis que le président Emmanuel Macron a exprimé son soutien aux victimes, à leurs familles et aux habitants des Yvelines. Le chef de l’État a également salué l’intervention des forces de l’ordre.
Au moment des premières informations publiées, le bilan demeurait provisoire et les circonstances précises de la fusillade restaient à établir.

