Au Ghana, la police a annoncé le démantèlement d’un réseau présumé de fabrication et de distribution de drogues. Les produits illicites étaient destinés en priorité aux étudiants universitaires de la région d’Ashanti.
L’opération, menée du 3 au 5 juillet 2026 par l’Équipe spéciale d’opérations (Special Operations Team – SOT) de l’Inspecteur général de la police, en collaboration avec le Commandement régional de la police d’Ashanti, a conduit à l’arrestation de 44 suspects, dont 41 hommes et 3 femmes.
Selon la police, l’intervention fait suite à des renseignements recueillis dans plusieurs quartiers de Kumasi, notamment Emena New Site, Boadi, Abuabo, Ash Town, Kodie, Bremang, Pankrono et Gyinyaase. Les forces de l’ordre soupçonnent le groupe d’avoir mis en place un réseau de fabrication, de vente et de distribution de produits contenant des substances narcotiques aux abords des campus universitaires.
Parmi les personnes interpellées figure Emmanuel Duah, 24 ans, accusé d’avoir fabriqué des bonbons contenant du cannabis et de les avoir commercialisés en ligne auprès d’étudiants. Richard Boateng, 45 ans, est présenté comme un suspect impliqué dans la production de boissons alcoolisées mélangées à du cannabis. Frederick Agyei, quant à lui, est soupçonné d’être un important fournisseur de cannabis au réseau.
Lors des perquisitions, les policiers ont saisi plusieurs produits et équipements présumés liés aux activités du groupe. Le butin comprend notamment 200 sachets de comprimés de Tramadol 225 mg, des quantités supplémentaires de Tramadol, environ 400 emballages contenant des feuilles séchées soupçonnées d’être des stupéfiants, ainsi qu’un jus artisanal baptisé « Femude » qui contiendrait des substances narcotiques.
Les enquêteurs ont également découvert un réfrigérateur contenant plusieurs préparations artisanales suspectes, des feuilles à rouler Rizla, un sac rempli de feuilles séchées présumées être de la drogue, ainsi que neuf machines de jackpot de casino soupçonnées d’avoir été utilisées dans des activités illégales.
Pour la police ghanéenne, cette opération représente un coup porté aux réseaux de trafic de drogue qui ciblent la jeunesse, notamment dans les milieux universitaires. Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’autres membres éventuels du réseau et de déterminer l’ampleur réelle de ses activités.
