Au troisième jour de l’offensive conjointe américano-israélienne contre l’Iran, Téhéran élargit ses représailles aux pays du Golfe. L’ambassade des États-Unis en Arabie saoudite a été touchée dans la nuit, pendant que le département d’État ordonne l’exode de tous ses citoyens présents au Moyen-Orient.
Deux drones ont frappé le complexe diplomatique américain à Riyad, tôt ce mardi 3 mars. L’attaque a provoqué un incendie circonscrit et des dégâts matériels mineurs, mais n’a fait aucune victime, selon le ministère saoudien de la Défense. L’édifice était vide au moment des faits .
Des témoins ont aperçu des véhicules de pompiers autour de l’ambassade, tandis que des détonations résonnaient dans le quartier diplomatique de la capitale saoudienne. La défense antiaérienne saoudienne affirme avoir intercepté quatre drones dans cette même zone.
Dans la foulée, l’ambassade américaine a émis des consignes de mise à l’abri pour Djeddah, Riyad et Dhahran, limitant strictement les déplacements non essentiels vers les installations militaires. Tous les services consulaires ont été annulés ce mardi.
Une vague de frappes coordonnées contre les intérêts américains
L’attaque de Riyad s’inscrit dans une campagne régionale plus large. Les Gardiens de la révolution iraniens ont revendiqué le tir de 26 drones et cinq missiles balistiques contre des cibles militaires américaines au Koweït, aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et dans le détroit d’Ormuz.
Au Koweït, la fumée s’échappait de l’ambassade américaine lundi, endommagée par plusieurs drones selon des sources diplomatiques. Aux Émirats, le ministère de la Défense a signalé une salve de missiles balistiques en provenance d’Iran. Au Qatar, deux projectiles ont été interceptés.
Cette douzième vague d’attaques contre les bases américaines dans la région, selon la terminologie des Gardiens de la révolution, vise à venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei et de plusieurs hauts responsables, tués samedi dans les frappes initiales.
L’exode ordonné par Washington
Face à l’embrasement, la diplomatie américaine a actionné le levier maximal. L’assistante du secrétaire d’État chargée des Affaires consulaires, Maura Namdar, a appelé les citoyens américains à « PARTIR MAINTENANT » du Moyen-Orient.
La liste des zones concernées donne la mesure de la crise. Bahreïn, Égypte, Iran, Irak, Israël, Cisjordanie et Gaza, Jordanie, Koweït, Liban, Oman, Qatar, Arabie saoudite, Syrie, Émirats arabes unis et Yémen. L’injonction vise à utiliser les vols commerciaux encore disponibles avant une possible fermeture totale de l’espace aérien.
Suivez-nous sur Nasuba Infos via notre canal WhatsApp. Cliquez ici.
