L’Iran a affirmé mardi 10 mars que des négociations avec les États-Unis n’étaient « plus à l’ordre du jour », en pleine intensification du conflit au Moyen-Orient. L’annonce a été faite par le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, qui a assuré que Téhéran poursuivrait ses attaques « aussi longtemps que nécessaire ».
Cette déclaration a été faite à la suite des propos du président américain Donald Trump, qui a estimé que la guerre contre l’Iran, entamée le 28 février, pourrait « se terminer bientôt ». Le chef du bureau Oval a également menacé de frapper Téhéran « beaucoup plus fort » si le pays tentait de bloquer le détroit d’Ormuz.
Dans la nuit du 9 au 10 mars, plusieurs frappes ont visé des zones en Téhéran et dans la ville de Karaj, située à quelques dizaines de kilomètres de la capitale iranienne. Parallèlement, l’Iran poursuit ses ripostes par missiles et drones contre Israël et certains pays du Golfe.
À Bahreïn, une attaque de drone iranien a blessé 32 civils sur l’île de Sitra, selon les autorités locales. Une raffinerie du groupe Bapco a également été touchée.
Par ailleurs, l’Assemblée des experts de la République islamique a désigné Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême pour succéder à son père, Ali Khamenei, tué lors d’une attaque le 28 février.
Selon le représentant iranien auprès des Nations unies, au moins 1 332 personnes auraient été tuées en Iran depuis le début des hostilités, un bilan qui n’a pas été confirmé de manière indépendante.
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