Alors que la guerre entre les États-Unis et l’Iran entre dans son 38e jour, un plan serait en cours de discussion. Depuis ce 6 avril, Washington et Téhéran auraient en main un document transmis par le Pakistan qui pourrait mettre fin aux combats et rouvrir le détroit d’Ormuz. Il pourrait surtout aboutir à un cessez-le-feu immédiat, ce qui ouvrirait la voie à une période de négociations en vue d’un accord global.
Selon des sources américaines, israéliennes et régionales citées par Axios, des négociations indirectes sont en cours entre Washington et Téhéran. Elles se déroulent via des médiateurs pakistanais, égyptiens et turcs, ainsi que par des échanges de SMS entre l’envoyé spécial américain Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi.
Un accord en deux temps
L’accord, s’il aboutit, se ferait en deux étapes : d’abord une trêve initiale de 45 jours, qui permettrait ensuite la poursuite des pourparlers, puis un règlement définitif mettant fin aux hostilités.
Les questions clés (comme la réouverture du détroit d’Ormuz ou la gestion de l’uranium hautement enrichi iranien) seraient renvoyées à un accord final, ces dossiers constituant des leviers de pression majeurs.
En parallèle, les médiateurs s’efforcent d’élaborer des mesures de confiance, notamment obtenir des garanties américaines sur la durabilité du cessez-le-feu. Téhéran a d’ores et déjà prévenu qu’il refusait tout scénario similaire à Gaza ou au Liban.
Ces échanges sont perçus comme la dernière tentative diplomatique pour éviter une escalade majeure. Mais malgré leur intensité, poursuit Axios, les chances d’un accord rapide restent faibles.

